Dominique Maltais, de retour pour partager son bonheur

Dominique Maltais a mis les pieds à Québec, hier soir, médaille d'argent au cou. La planchiste a décidé d'écourter son périple olympique pour revenir partager ce «grand bonheur» avec ses proches.
La grande blonde de Petite-Rivière-Saint-François ne réalise pas encore tout à fait ce qui lui arrive. Dans un tourbillon depuis ses descentes argentées du 16 février, elle a avoué que la «bulle olympique» l'a empêchée de bien prendre la mesure de ce qui lui arrive.
À l'aéroport, jeudi, ses plus fidèles partisans se sont assurés de lui démontrer leur fierté, alors que plusieurs proches et amis sont arrivés en autobus de Charlevoix. Des dizaines de fleurs, le baiser de l'amoureux, l'oncle muni de son accordéon, les chants, peu d'athlètes ont la chance d'être accueillis par tel comité. La fierté d'une municipalité, la fierté d'une région.
Souriante, sereine, l'athlète de 33 ans a traversé les portes vitrées de la sécurité de l'aéroport, elle a fait quelques coucous aux caméras, et s'est empressée de faire la tournée des bises et des accolades.
«Magique»
Rejoignant le troupeau de journalistes, elle a pris le temps de répondre aux nombreuses questions. Alors, ces Jeux? «C'était extraordinaire, ce qu'ils ont fait là-bas c'est magique, c'est vraiment beau», a lancé celle qui en était à ses troisièmes et derniers Olympiques. Ses plus beaux JO.
Elle a cependant décidé, après sa compétition, qu'elle ne resterait pas jusqu'à la fin. «J'étais supposée revenir après [les Jeux], et le lendemain de ma course - je m'étais couchée à 4h du matin après les entrevues - je me suis réveillée, il pleuvait: ''Je pense que je vais m'en venir un peu plus tôt que prévu''», a-t-elle expliqué.
Pour les prochaines semaines, elle restera concentrée pour faire en sorte que les deux dernières Coupes du monde de la saison lui permettent d'ajouter à sa deuxième médaille olympique un cinquième Globe de cristal, un quatrième titre consécutif.
Année de transition
Pour la suite, elle a confirmé, jeudi, vouloir prendre une année pour regarder ses options. Une année de transition où elle continuera d'être l'une des meilleures planchistes au monde, mais où elle placera ses pions pour son après-carrière.
«J'ai des projets dans la région qui me tiennent à coeur. Je vais prendre mon année de transition pour mettre ça au clair», a-t-elle insisté. Elle n'a pas voulu en dévoiler davantage sur ses «projets», mais gageons que l'idée d'un sport-étude au Massif de Charlevoix et d'un projet touristique dans sa région trônent au sommet de cette liste. C'est ce qu'elle avait dévoilé au Soleil avant le début de sa saison de compétition et qu'elle a répété au lendemain de sa performance olympique.
Après le bronze inattendu de Turin, après la déception de Vancouver, sort-elle transformée de Sotchi? «Non!» a-t-elle vivement répondu. «Toujours la même, avec une médaille en plus. Y'a rien d'autre qui change.» Peut-être à part cette immense satisfaction de ne plus rien avoir à prouver à personne.