Une douzaine d'agents de la SQ, ainsi que des bénévoles, sont à pied d'oeuvre depuis lundi matin pour tenter de trouver des traces de la dame.

Disparition à Laurier-Station: bénévoles et policiers à pied d'oeuvre

Jeannine Sévigny, cette dame âgée de 60 ans portée disparue depuis vendredi d'un établissement pour personnes retraitées, avait récemment été hospitalisée à Lévis pour une dépression, ont confié ses proches.
C'est d'ailleurs afin qu'elle se reprenne en main, le temps de sa convalescence, que sa famille l'avait placée en résidence une dizaine de jours plus tôt. «Elle n'était pas capable de rester toute seule», a expliqué le frère de la disparue, Marcel Sévigny, précisant que cette dernière n'allait pas très bien depuis le décès de son mari il y a environ deux ans.
Après avoir été aperçue à l'heure du dîner le 23 décembre, Mme Sévigny a quitté à pied la Villa Laurence, sur la rue de la Chapelle, et n'a pas été revue depuis. Tous ses effets personnels, sauf ses clés, ont été retrouvés dans sa chambre.
Une douzaine d'agents de la Sûreté du Québec (SQ) ont ratissé le secteur jusqu'à la noirceur lundi afin de retrouver la femme originaire de Saint-Agapit.
Une trentaine de bénévoles, dirigés par Rémi Simoneau, le fils de la disparue, ont également mis la main à la pâte. Ce dernier a précisé que sa mère aimait beaucoup faire des promenades dans le bois et qu'il n'écartait aucune possibilité.
«Plus le temps avance, plus on pense à tout ce qui peut lui être arrivé», a admis le neveu de la dame, Hugues Sévigny, affirmant toutefois garder espoir de retrouver sa tante saine et sauve. «Ma cousine est enceinte et on espère tous que cet enfant-là puisse voir sa grand-mère quand il viendra au monde», a-t-il partagé, en ajoutant que sa famille a vécu un Noël «assez particulier».
Les recherches se poursuivront aujourd'hui, tant du côté des proches que des policiers.
Le directeur de la Villa Laurence, Marco Samson, a affirmé au Soleil qu'il n'était pas au courant que sa nouvelle pensionnaire se remettait d'une dépression. Selon lui, Mme Sévigny était tout à fait lucide. Ni la famille ni l'hôpital où elle avait été traitée ne lui avaient fourni d'indications particulières sur son état de santé. «Nous sommes tous en état de choc, a-t-il exprimé. Sa disparition est un vrai mystère.» Comme il s'agit d'une résidence pour personnes autonomes et semi-autonomes, les résidants sont responsables de leurs allées et venues.
Le personnel et les résidants rencontrés à l'établissement aimeraient bien comprendre ce qu'il s'est passé, mais affirment connaître très peu la disparue. «Elle avait l'air d'une dame qui ne se mêlait pas vraiment au monde. Elle jouait aux cartes, mais elle ne parlait pas beaucoup», a indiqué Christian Harvey. Comme plusieurs de ses voisins de palier, il affirme que cet incident n'est pas sans rappeler la fois où, en plein été, un résidant s'était perdu à vélo et avait finalement été retrouvé à Sainte-Croix, à une douzaine de kilomètres de là.
La Sûreté du Québec invite les citoyens de Laurier-Station et des villages avoisinants à inspecter leurs terrains, terres à bois, garages, remises et autres endroits où la dame aurait pu se réfugier. Jeannine Sévigny mesure 1,57 mètre (5 pieds et 1 pouce 1/2), pèse 59 kilos (130 livres), a les cheveux grisonnants et les yeux verts. Elle était probablement vêtue d'un manteau de couleur foncée avec un col en fourrure au moment où elle a quitté la résidence.