Des travaux bénévoles pour avoir partagé des photos de son ex nue

Envoyer des photos de son ex-copine nue à ses «chums» de gars, c'est criminel. Et ça peut valoir des dizaines d'heures de travaux bénévoles comme punition.
Un adolescent de 17 ans l'a appris lundi au palais de justice de Québec, lorsque la juge Hélène Bourassa de la chambre de la Jeunesse l'a condamné à 80 heures de travaux bénévoles pour trois accusations de leurre, possession et distribution de pornographie juvénile.
Il y a quelques mois, l'adolescent a eu une courte relation amoureuse avec une jeune fille de 13 ans. Après la rupture, pour un motif qui reste un peu nébuleux, le jeune homme a décidé d'envoyer par courriel une dizaine de photos de l'adolescente, complètement nue, à deux de ses amis. Un «clic» de trop qu'il ne s'explique pas, a-t-il dit aux intervenants qui l'ont interrogé.
La juge Bourassa a rappelé au jeune accusé la gravité des infractions, qui auraient été passibles d'une peine minimale d'un an chez les adultes. «Vous avez posé à l'égard d'une adolescente des gestes qui entraînent l'intimidation, rappelle la juge. Si quelqu'un avait mis les photos dans le virtuel, les conséquences auraient été énormes.»
Malgré les nombreuses campagnes contre l'intimidation, le message passe difficilement, note la juge. D'où l'importance de dissuader les jeunes qui voudraient utiliser ce moyen de régler leurs comptes avec une peine suffisante, ajoute la juge Bourassa.
L'accusé a affirmé qu'il avait lui-même été victime d'intimidation lorsqu'il était plus jeune. Après avoir effectué les travaux bénévoles, l'adolescent sera en probation durant six mois. Il lui sera interdit de communiquer avec la victime.