Des pompiers occupés à lutter contre le feu... et le froid

Les pompiers de Pont-Rouge, de Saint-Isidore et de Québec ont combattu des incendies dans des conditions de froid extrême au cours des 48 dernières heures. Au moins un des quatre sinistres rapportés pourrait être lié à l'utilisation d'un système de chauffage d'appoint.
Les pompiers de Pont-Rouge ont combattu un violent incendie dans la nuit du 1er au 2 janvier.
<p>Un feu a pris naissance vers 2h, mercredi, dans la résidence du 71, rue Lesage, à Pont-Rouge, près d'un lac et de la rivière Jacques-Cartier. </p>
«C'est dur sur l'équipement et sur les hommes.» Le directeur adjoint du service des incendies de Pont-Rouge, René Pouliot, a combattu dans la nuit du 1er au 2 janvier l'un de ses pires incendies en 25 ans de service.
Le feu a pris naissance vers 2h dans la résidence du 71, rue Lesage, à Pont-Rouge, près d'un lac et de la rivière Jacques-Cartier. «C'est un secteur rural difficile d'accès. C'est comme un petit domaine. On pouvait y avoir accès un camion à la fois parce que le chemin pour s'y rendre est étroit», explique-t-il.
Si ce n'était que ça. La proximité du lac a permis de s'approvisionner en eau facilement. Par contre, cette même eau a donné bien du fil à retordre aux pompiers. «Il faisait - 33 °C quand on est arrivé. Il fallait changer les tuyaux parce qu'ils gelaient dans le pistolet. Les appareils respiratoires gelaient aussi», raconte M. Pouliot.
Les pompiers avaient élu domicile au sous-sol d'une maison voisine pour se réchauffer de temps à autre. Les 19 combattants de Pont-Rouge ont eu une dure nuit. Au lever du jour, les hommes comme l'équipement ont eu besoin d'aide. «Nos appareils étaient rendus hors d'usage. Nous avons demandé l'assistance de pompiers de Saint-Basile et de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour éteindre les derniers foyers d'incendie.»
Les flammes sortaient déjà par les fenêtres lorsque les pompiers sont arrivés sur place. La résidence est une perte totale. Heureusement, le couple qui se trouvait à l'intérieur a fui sa demeure à temps pour se réfugier chez un voisin.
Selon M. Pouliot, l'origine du sinistre serait accidentelle. Sans rien confirmer, un chauffage d'appoint pourrait en être la cause.
À Saint-Isidore, en Beauce, les pompiers ont connu un changement d'année très occupé. Plusieurs services d'incendie de la région ont même été sollicités.
Deux feux en 12 heures
Dans la nuit du 31 au 1er janvier, un incendie majeur s'est déclaré dans une porcherie située au 89, rang de la Grande-Ligne. Le bâtiment a subi des dommages importants. Les municipalités de Scott, de Saint-Lambert, de Saint-Henri et Sainte-Hénédine sont venues en assistance. Une pelle mécanique a été demandée sur les lieux.
Le second incendie majeur est survenu le 1er janvier en début d'après-midi dans une entreprise... d'eau embouteillée. Le feu s'est déclaré dans le bâtiment situé su 2137, route du Président-Kennedy. Encore une fois, les municipalités avoisinantes ont prêté main-forte. Le commerce serait une perte totale.
Dans les deux cas, la Sûreté du Québec mentionne qu'elle écarte, pour l'instant, la possibilité d'un acte criminel.
En fin d'après-midi, jeudi, un incendie s'est déclaré dans un édifice de trois logements de la 1re Avenue, près de la 6e Rue, dans Limoilou. 
«On a demandé une quatrième alarme à cause du froid intense pour avoir le plus de pompiers possible. Au total, quelque 35 sapeurs ont combattu. Ils effectuaient des rotations chaque 15 minutes parce que les masques et les appareils respiratoires gèlent», raconte France Loiselle.
Le feu aurait pris naissance au sous-sol avant de se propager dans les murs. On ne connaît pas l'origine du sinistre. Le bâtiment a subi des dommages importants. Les six occupants évacués ont été pris en charge par la Croix-Rouge.
Les pompiers de Québec ont répondu à plusieurs appels à cause du froid intense au cours des derniers jours. Plusieurs de ces appels sont liés à l'utilisation d'un chauffage d'appoint. Une occasion de rappeler qu'il faut les utiliser avec prudence, dit le service des incendies.