Une trentaine de disciplines sont inscrites aux Olympiades de la formation professionnelle et technique, dont certaines en alimentation.

Des Olym­piades de la formation professionnelle pour célébrer la compétence

Qui a dit que les Jeux olympiques n'étaient réservés qu'aux disci­plines sportives? Depuis 1992, des milliers de Québécois qui étudient un métier ou une technique se sont distingués au pays et sur la scène internationale lors des Olym­piades de la formation professionnelle et technique.
<p>Olympiades québécoises</p>
L'idée de comparer de jeunes talents au sein d'une grande compétition des métiers est apparue en Espagne, en 1950, grâce à l'organisation internationale Worldskills, mais ce n'est que 42 ans plus tard que le Québec a emboîté le pas.
«En 1950, nous sortions de la Deuxième Guerre mondiale», rappelle Jean-Rock Gaudreault, directeur de la promotion et du partenariat chez Compétences Québec, organisme qui chapeaute les Olympiades québécoises. «L'idée de faire des olympiades de métiers était pour valoriser les métiers technologiques, qui avaient un grand besoin à l'époque d'être mis en lumière.»
Seulement une quinzaine de disciplines étaient inscrites lors des premières Olympiades québé­coises. Aujourd'hui, ce sont une trentaine, ajoute M. Gaudreault.
Parmi les secteurs qui croisent le fer, on trouve entre autres plusieurs métiers de la construction (briqueteur, charpentier, plombier, etc.), du secteur métallique, de l'alimentation (cuisinier, service de restauration, etc.) et de l'informatique (gestion de réseau informatique, électronique industrielle, etc.).
Mondial des métiers
Afin d'obtenir un billet pour le Mondial des métiers, la plus prestigieuse des compétitions, qui se déroule chaque année impaire - la prochaine aura lieu à São Paulo au Brésil -, l'étudiant doit relever de nombreux défis.
Tout d'abord, il doit faire partie de l'élite dans son secteur à son centre de formation ou son collège. Les meilleurs de chaque établissement se retrouvent ensuite aux compétitions régionales où les lauréats obtiennent leur laissez-passer pour les Olympiades québécoises qui se déroulent les années paires et comptent en moyenne 300 participants. Par la suite, chaque candidat peut être invité à se présenter aux Olympiades canadiennes et au Mondial des métiers.
Pour cette année, la délégation du Québec ayant pris part aux 20es Olympiades canadiennes des métiers et des technologies à Toronto, en juin, était composée de 44 jeunes. Au total, la cuvée 2014 a récolté 21 médailles d'or, 6 médailles d'argent et 6 médailles de bronze. Environ 500 jeunes talents de partout au Canada se mesurent chaque année dans cette compétition.
«Le but des Olympiades est de mettre à l'avant-plan le talent et le savoir-faire acquis des jeunes au cours de leur apprentissage et de promouvoir la formation professionnelle et technique, auprès de la population et des jeunes», soutient le directeur. «C'est aussi un plus sur le CV du participant.»
Pour le Mondial des métiers 2015, 14 jeunes Québécois sont en lice pour la compétition. «Il reste une étape de sélection, mais la moitié de l'équipe devrait être composée de Québécois», conclut fièrement M. Gaudreault. Environ 65 pays prennent part à cette «fête internationale de la compétence».