En tant que porte-parole de la marche tenue samedi à Québec, Élisabeth Germain voulait notamment dénoncer l'augmentation des tarifs de garderie prévue dans le budget péquiste.

Des militantes féministes déçues par la première ministre

Si les femmes du Québec pouvaient se réjouir de l'élection, en 2012, de Pauline Marois comme première femme première ministre du Québec, des militantes féministes critiquent aujourd'hui ses politiques, notamment l'augmentation des tarifs de garderie prévue dans le budget péquiste.
Profitant du 8 mars, Journée internationale des femmes - avec la campagne électorale en toile de fond - pour manifester dans les rues de Québec, des militantes féministes ont déploré samedi la façon de gouverner de Pauline Marois.
Selon le budget présenté en février par le ministre des Finances Nicolas Marceau, les tarifs de garderie passeraient de 7 $ à 9 $ avant la fin de 2015 sous un gouvernement du Parti québécois (PQ). Une mesure à laquelle s'oppose notamment Élisabeth Germain, de la Coalition régionale de la marche mondiale des femmes (CRMMF) et porte-parole de la marche tenue à Québec. «Oui c'était une victoire de voir une femme première ministre. Ça montre aux autres femmes que tout est possible [...] Mais c'est Pauline Marois qui a décidé d'augmenter les tarifs de garderie», a-t-elle déclaré. 
«Une exclusion douce»
Mme Germain a ajouté que la chef péquiste avait accédé à un milieu «dominé par les hommes» et que, bien qu'elle soit une femme, certaines de ses décisions nuisent au bien-être de plusieurs Québécoises. En plus de la hausse des tarifs de garderie, Mme Germain en a contre la taxe santé, dont l'abolition avait été promise par le PQ aux élections de 2012. Et c'est sans compter, dit-elle, les augmentations de tarifs d'électricité prévues chez Hydro-Québec dès le 1er avril. 
«Ce sont des formes d'exclusion [sociale] [...] C'est une exclusion douce. Chaque fois que les services de base augmentent en termes de tarif, il y a des couches entières de population, et les femmes en particulier, qui sont touchées», a-t-elle soutenu.
Mayté Martinez, intervenante au Centre des femmes de la Basse-Ville, abondait dans le même sens. Elle souligne que les femmes les plus durement frappées par ces politiques sont les mères monoparentales, les femmes immigrantes et les femmes âgées.
Environ 225 personnes ont participé à la marche du CRMMF, samedi.