Le Britannique Mitchell Stead est un passionné de hockey et du Tournoi pee-wee de Québec.

Des ambassadeurs du pee-wee

Si les équipes en provenance du Canada et des États-Unis occupent la majorité des places au Tournoi pee-wee, l'événement attire chaque année des formations de partout sur la planète. Bien que le hockey figure parfois bien loin dans les intérêts locaux, il s'y cache des passionnés qui se dédient presque entièrement au développement du sport.
Mitchell Stead (Angleterre)
Mitchell Stead est tombé amoureux du hockey sur glace à ses premiers coups de patin. «Dès que la première patinoire a ouvert [dans la région de Bracknell], j'y suis allé et je n'ai jamais arrêté depuis», a-t-il raconté, assis dans les estrades du Centre Vidéotron. 
Ce dernier a transmis sa passion à ses fils. Les deux frangins Stead sont venus au Tournoi pee-wee de Québec en 2009 et 2011. Le paternel a vécu un second coup de foudre avec le hockey dès sa première visite dans la capitale. «Mes fils ont aussi apprécié l'expérience. Ils jouent toujours au Royaume-Uni.» 
Même sans ses fils, Stead est revenu de 2014 à 2016 comme entraîneur-chef de Team England, l'équipe nationale pee-wee d'Angleterre. «Les gens sont tellement accueillants! Et maintenant vous avez un magnifique amphithéâtre qui rend l'expérience encore plus agréable», a-t-il dit avec enthousiasme.
Il aurait bien aimé diriger l'équipe nationale pour une quatrième fois, mais une réorganisation des fédérations de hockey de l'autre côté de l'Atlantique fait en sorte qu'il n'y a pas de Team England cette année. Le pays est plutôt représenté par le Firestorm de Guildford.  
Stead est donc venu «en pur touriste» à Québec. «Je suis venu seul. Je viens voir des amis et les familles qui ont reçu mes fils. Je suis un vrai fan du tournoi! J'aime tout simplement le hockey et regarder les matchs.»
Il tentera de revenir l'an prochain, peut-être comme pilote de l'équipe locale de Bracknell ou encore de Team England, si les fédérations parviennent à s'entendre. «Même s'il n'y a pas d'équipe, je reviendrai probablement encore comme touriste.»
Taro Kurokawa (Japon)
Taro Kurokawa commence à être un visage connu au Tournoi pee-wee de Québec. Il avait attiré l'attention en 2015 en révélant qu'il avait quitté son emploi dans les bureaux du Tokyo FC (soccer) pour venir à Québec avec les meilleurs pee-wee qu'il avait pu dénicher au pays du Soleil-Levant.
Kurokawa était de retour pour une troisième année de suite cette année. Son équipe s'est malheureusement inclinée en quarts de finale de la catégorie Inter B. Le sympathique entraîneur se mettra au travail dès les prochaines semaines pour construire la formation du Japon qui viendra au tournoi en 2018. C'est du moins son intention.
«J'essaie de compléter mon équipe avant le début de l'été. Je regarde des vidéos envoyées par les parents des joueurs. Ensuite, je dois me rendre dans chaque région du Japon pour avoir l'approbation des fédérations [il y en a dix]. C'est beaucoup de paperasse!»
L'homme de 45 ans originaire de Tokyo a accumulé les heures de bénévolat ces trois dernières années par passion pour le hockey. Il veut maintenant en faire son boulot. Il est à mettre en place tout un système visant à ouvrir des portes aux jeunes hockeyeurs du Japon. En marge du Tournoi de Québec en 2015, il a créé des liens avec la North Star Academy de Laval. Des joueurs japonais se sont ainsi alignés avec les Sieurs de Terrebonne par la suite. 
Kurokawa ne veut pas s'arrêter là et s'est en quelque sorte créé son propre emploi. En plus d'agir comme agent de joueurs, il espère ouvrir d'autres portes aux niveaux bantam et midget. «Je tente d'ouvrir des opportunités en France et en Suède.»