Le chef de la police de Québec, Michel Desgagné

Déontologie: le chef de police Desgagné visé par une plainte

Le directeur de la police de Québec fait l'objet d'une plainte en déontologie pour des propos tenus dans le journal Le Soleil en septembre 2012 au lendemain d'un verdict de la Cour des petites créances qui condamnait la Ville de Québec à verser 4000 $ à André Bérubé, un citoyen arrêté lors d'une manifestation le 28 mai 2012, pendant le printemps érable.
M. Bérubé alléguait que ses droits fondamentaux avaient été bafoués. La police l'avait arrêté, menotté, puis privé de sa liberté pendant plus de quatre heures, comme 83 autres personnes, pour une simple infraction au Code de la sécurité routière d'avoir entravé la voie publique.
Malgré le jugement qui critiquait les pratiques policières, M. Desgagné affirmait être «très fier du travail effectué. Nous avons fait usage des effectifs et des moyens qui étaient appropriés à la situation [...]»
Dans sa plainte déposée au Commissaire à la déontologie, M. Bérubé soutient que, par ses propos, le chef Desgagné a enfreint l'article 5 du code en ne se comportant pas «de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction» ainsi que l'article 7 qui oblige tout policier à «respecter l'autorité de la loi et des tribunaux et collaborer à l'administration de la justice».