Les Broncos devront se méfier de Bill Belichik et de Tom Brady, deux têtes de football rarement à court de ressources, d'autant plus que les Patriots ont une fiche de 18-7 en séries éliminatoires sous leur règne.

Denver et Seattle en danger?

Pourquoi? Parce que ces deux clubs ne m'ont pas vraiment impressionné la semaine dernière, alors que les joueurs des Broncos semblaient jouer sur le bout des pieds, comme s'ils avaient peur de commettre encore une fois l'irréparable, exactement un an après avoir été éliminés à domicile par Baltimore à la suite d'une gaffe impardonnable du demi de coin Rahim Moore.
Les receveurs de passes des Broncos ont échappé quelques ballons face aux Chargers de San Diego mais, heureusement, Peyton Manning a trouvé le moyen de rejoindre Julius Thomas sur un troisième essai et 17 verges à franchir en fin de match pour éviter le pire...
De leur côté, les Seahawks piétinent en attaque depuis un mois, au point où le quart-arrière Russell Wilson ne parvient même plus à franchir la barre des 200 verges de gains par la passe. Un «exploit» qu'il a réussi une seule fois lors des cinq dernières rencontres des protégés de Pete Carroll!
Contrairement aux deux formations qui profiteront de l'avantage du terrain, dimanche, j'ai bien aimé ce que j'ai vu des Patriots de la Nouvelle-Angleterre et des 49ers de San Francisco au cours des dernières semaines.
Malgré une tonne d'éclopés, les Patriots participeront au match de championnat de la Conférence américaine pour la huitième fois au cours des 13 dernières années. Tout le mérite revient cette année à l'entraîneur Bill Belichick et au quart Tom Brady. Deux méchantes têtes de football qui n'ont sans doute jamais entendu parler de la parité qui règne depuis quelques années dans la NFL.
Un analyste à la télé américaine a rendu hommage à Belichick en fin de semaine dernière en soulignant qu'aucun autre entraîneur de la NFL n'accordait autant d'importance que le coach des Pats à la sélection des joueurs campant des rôles de réservistes en début de saison. Les joueurs retenus par Belichick sont prêts à assumer des fonctions précises et c'est pourquoi cette organisation a continué d'accumuler les victoires en 2013.
Qui aurait cru que LeGarrette Blount, Alfonzo Dennard, Chris Jones et Jamie Collins allaient être appelés à jouer un rôle important dans la victoire de 43-22 des Pats sur les Colts d'Indianapolis en finale de division, samedi dernier? Qui aurait pensé que les Pats allaient courir aussi souvent au détriment du jeu aérien (45 jeux au sol comparativement à 25 passes)? En s'ajustant de la sorte, Belichick et Brady ont porté leur fiche commune à 18-7 dans les séries et ont démontré une fois de plus qu'ils étaient prêts à prendre tous les moyens dans l'espoir de gagner un quatrième titre ensemble.
Alors que plusieurs s'attendent à ce que les Pats fassent de nouveau confiance à leur rouleau-compresseur pour venir à bout des Broncos, Brady pourrait profiter de la blessure subie par le demi de coin Chris Harris, dimanche dernier, pour mesurer le degré d'efficacité de la ligne tertiaire de Denver en l'absence de l'auteur de trois interceptions et de 65 plaqués en 2013. La recrue Kayvon Webster ainsi que les vétérans Champ Bailey et Quentin Jammer devront se méfier de Brady s'ils sont appelés à relever Harris.
Bel équilibre des 49ers
De leurs côtés, les 49ers ont pris la direction de Seattle avec la ferme intention de ne pas subir le même sort que lors de leurs deux dernières visites au bruyant CenturyLink Field, où ils ont été malmenés 42-13 la saison dernière et 29-3 le 15 septembre dernier.
Les 49ers ont remporté leurs huit derniers matchs, alors que le quart Colin Kaepernick a retrouvé confiance en ses moyens après un court passage à vide en milieu de saison. Le retour au jeu de l'ailier espacé Michael Crabtree a coincidé avec le regain de vie du costaud et mobile quart des 49ers, qui a quelques cibles de plus à sa disposition que son vis-à-vis chez les Seahawks.
Sur le plan défensif, les secondeurs Bobby Wagner et K.J. Wright, le demi de coin Richard Sherman et le maraudeur Earl Thomas feront la vie dure à Crabtree, Anquan Boldin et Vernon Davis, tandis que le trio composé de NaVorro Bowman, d'Ahmad Brooks et de Patrick Willis redoublera d'ardeur pour ennuyer le porteur de ballon Marshawn Lynch ainsi que les receveurs Golden Tate et Doug Baldwin. Ça risque de se parler dans le casque à plusieurs reprises, comme on dit chez nous!À l'ouverture des séries, il y a deux semaines, j'ai choisi Denver et Seattle pour représenter les Conférences américaine et nationale au XLVIIIe Super Bowl présenté le 2 février au MetLife Stadium. Je ne changerai pas mon fusil d'épaule 24 heures avant la présentation des finales de conférence dans ces deux villes, mais je dois admettre que je ne suis pas du tout convaincu que les Broncos et les Seahawks vont gagner dimanche.
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Des idiots!
Les Seahawks de Seattle ont pris une sérieuse option sur le premier rang de la division Ouest de la Conférence nationale dès la deuxième semaine de la saison quand ils ont écrasé les 49ers de San Francisco 29-3, le 15 septembre dernier. À la suite de ce match disputé à sens unique pendant les 30 dernières minutes, le leader vocal de la défensive des Seahawks, Richard Sherman, avait ridiculisé les représentants des médias, qui avaient osé choisir les finalistes du Super Bowl pour remporter ce duel, en les qualifiant d'idiots.
Comme j'étais parmi ceux qui avaient favorisé les protégés de Jim Harbaugh pour remporter cette rencontre, je m'étais résigné à porter le chapeau pendant quelques jours. Fidèle à ma parole, j'ai choisi les Seahawks chaque fois qu'ils ont joué à la maison pendant le reste de la saison et lors des finales de division. Les protégés de Pete Carroll ont plié l'échine une seule fois à domicile en 2013, alors qu'ils ont encaissé une défaite de 17-10 aux mains des Cards de l'Arizona, le 22 décembre.
Des joueurs de baseball
Les quarts-arrières de trois des quatre équipes à l'oeuvre, dimanche, ont retenu l'attention de quelques dépisteurs de certaines équipes du baseball majeur, à l'époque où ils s'adonnaient à la pratique de différents sports à la sortie de l'école secondaire. Vous connaissez déjà l'histoire de Tom Brady (Patriots), qui avait été choisi par les Expos de Montréal en 18e ronde en 1995 en tant que receveur. On raconte qu'il aurait été choisi plus tôt s'il n'avait pas déjà indiqué à l'époque qu'il se joignait alors aux Wolverines de l'Université du Michigan (NCAA). De son côté, Colin Kaepernick (49ers) n'a pas joué au baseball à l'Université du Nevada, ce qui n'a toutefois pas empêché les Cubs de Chicago de le réclamer en 43e ronde en 2009 en raison de la puissance de son bras et de ses qualités athlétiques.
Finalement, les droits de Russell Wilson (Seahawks) appartiennent depuis quelques semaines aux Rangers du Texas. Il est le seul des trois quarts à avoir joué au baseball professionnel, lui qui a passé deux étés comme deuxième-but dans l'organisation des Orioles de Baltimore pendant qu'il occupait la position de quart avec les Badgers du Wisconsin.
En vitesse...
Le demi offensif Knowshon Moreno a gagné 244 verges au sol lors de la défaite de 34-31 subie en prolongation par les Broncos aux mains des Patriots, le 24 novembre dernier... Le robuste porteur de ballon des Seahawks, Marshawn Lynch, a gagné plus de 100 verges au sol pour la première fois depuis la 10e semaine de la saison lors de la finale de division qui opposait Seattle à La Nouvelle-Orléans.
Il a terminé le duel avec les Saints avec des gains de 140 verges... Russell Wilson (Seattle) et Colin Kaepernick (San Francisco) ont terminé respectivement aux troisième et quatrième rangs pour les gains au sol par des quarts-arrières en 2013 avec 539 et 524 verges au compteur.