Denis Gauthier alors qu'il évoluait avec les Flames de Calgary.

Denis Gauthier a retrouvé le plaisir du hockey

Même s'il doit presque toujours jongler avec son temps afin de mener parallèlement ses carrières de journaliste à RDS et d'entraîneur-adjoint avec les Voltigeurs de la LHJMQ et de coach en chef avec les Voltigeurs pee-wee BB de Drummondville, Denis Gauthier l'avoue sans aucune hésitation: il a retrouvé le plaisir du hockey.
«J'ai trouvé mes dernières années au niveau professionnel un peu difficiles», a expliqué celui qui a porté les couleurs des Flames, des Coyotes, des Flyers et des Kings dans la LNH. «La business, les questions salariales, le marché des joueurs autonomes, les équipes qui ne te veulent plus - ce qui t'oblige à te chercher une autre job -, les ligues mineures et la pression faisaient en sortent que je n'avais pas le même plaisir à jouer.
«Maintenant, j'ai juste du plaisir à être à l'aréna. Je suis avec les juniors, j'enseigne aux jeunes et je retrouve l'esprit de gang et de famille qui manque souvent aux joueurs quand ils arrêtent de jouer, un esprit que je retrouve aussi à RDS. J'ai un plaisir fou à être avec les jeunes et il n'y a pas une journée où je ne suis pas heureux d'être là où je suis», a-t-il dit vendredi lors de son passage au 55e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
Gauthier a parfois de la difficulté à composer avec son horaire plus que chargé. Mais même s'il doit sacrifier des heures de sommeil, il s'est dit très heureux. «Je suis un gars de hockey et je suis passionné par le sport, que ça soit au niveau professionnel, junior et même pee-wee. Oui il y a beaucoup de hockey dans ma vie, mais j'ai grandi là-dedans, c'est ma passion, j'aime ce que je fais. Et même si mes semaines sont fatigantes, je me dis que j'aurai l'été pour me reposer.
À l'aise avec les jeunes
En amour avec le hockey depuis sa plus tendre enfance, Gauthier est très à l'aise avec les jeunes à qui il aime enseigner et partager sa grande expérience acquise au fil des années. Pour lui, c'est très important de donner au suivant. «Et les jeunes sont très réceptifs. On fait une belle équipe.»
Il y a un monde de différences entre jouer dans Ligue nationale et le junior majeur et coacher dans le pee-wee BB. Le plus grand ajustement de Gauthier été d'accepter qu'il ne pouvait plus avoir autant de contrôle sur le déroulement de la rencontre. «Tu n'as plus la chance de sauter sur la glace avec tes patins afin de tenter d'influencer le match.»
Il a aussi dû apporter des ajustements à son coaching parce que diriger des enfants, ce n'était pas comme de travailler avec les jeunes adultes des Voltigeurs du circuit Courteau. «Tes attentes doivent être différentes. Et tu ne peux pas enseigner la même chose aux deux. Et il faut aussi que tu sois conscient de la capacité d'absorber des jeunes. Mais j'ai un groupe très réveillé dans le pee-wee. C'est le fun. Je peux montrer davantage de choses aux jeunes et faire un peu plus de hockey de compétition.»
Émotif de nature, Gauthier utilise son intensité avec ses pee-wee avec modération. Comme il a toujours été exigeant avec lui-même, il est aussi exigeant avec les autres. «Mais ça reste toujours dans le bon goût et dans le plaisir. J'essaie toujours d'inculquer aux jeunes les valeurs qui m'ont aidé à avoir la carrière que j'ai eue. Des valeurs comme l'esprit d'équipe et l'esprit de famille, jouer ensemble, prendre soin de ton chum qui est à côté, etc.»
Gauthier a conclu en disant que comme il avait pris sa retraite il y a presque cinq ans, son passé de pro a moins d'impact chez ses joueurs. «Ils ne m'ont jamais vu jouer. Pour eux, je suis beaucoup plus le gars qu'ils regardent à RDS. Mais ils vont sur Youtube afin de voir des montages de mes jeux. Et c'est certain que quand je parle, j'ai vraiment l'impression d'avoir l'écoute de tout le monde.»
Dissocier les rôles de papas et de coach
À la fois entraîneur et papa avec les Voltigeurs pee-wee, Denis Gauthier tente le plus possible de dissocier les deux rôles lorsqu'il était derrière le banc. C'est pour cette raison que dans le feu de l'action, il tente de parler le moins possible à son fils Kaylen. «J'ai mon coach des défenseurs qui s'occupe de lui. Et si j'ai quelque chose à dire à mon garçon, j'essaie de toujours passer par mon entraîneur-adjoint. Mais en même temps, je ne mets jamais de pression sur les enfants. Je n'en jamais eue quand j'étais jeune et je ne vois pas le bénéfice d'en mettre sur mon gars pour essayer de le faire performer et d'être les meilleur. En autant qu'il s'amuse et qu'il a un sourire dans le visage, c'est ce qui est importe. Mais il est comme moi, il est compétitif de nature.»
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Les Élites d'inclinent
Les Élites de Beauce-Appalaches devront passer par l'Arpidrome de Charlesbourg s'ils espèrent disputer la finale de la classe AA-Élite au Colisée Pepsi. Opposés aux Pionniers de Lanaudière, ils ont subi un revers de 5-2. Samy Paré a inscrit le premier filet des Élites. En plus de récolter une passe sur ce but, Charles-Édouard Drouin a aussi marqué.
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Un but et une passe pour Lefrançois
Ludovic Lefrançois a compté un but, en plus de se faire le complice d'un autre, et il a aidé l'Océanic AA de Rimouski à décrocher une victoire de 3-2 aux dépens des California Kings. William Champagne et Gabriel Lamontagne, avec le filet gagnant marqué avec 63 secondes à jouer en troisième, ont aussi touché la cible pour les gagnants.