La patinoire de Pierre-Daniel Beaudry de Québec

Défi des patinoires: place à vos photos!

Le défi des patinoires s'achève. Il a été l'occasion de belles découvertes, dont nous vous présentons un dernier aperçu.
De nombreux lecteurs nous ont accordé le privilège de jeter un coup d'oeil dans leur arrière-cour. Et de constater que la patinoire reste encore, en 2014, un lieu où les Québécois aiment se retrouver et vivre à fond les plaisirs de l'hiver.
Les réponses sont parvenues de partout dans la région, mais aussi de Montréal, de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Sainte-Julie, de Baie-Comeau. Des pères et des mères passionnés ont exposé avec fierté leur réalisation. Des enfants ont pris la plume pour nous présenter leur terrain de jeu hivernal. Sans oublier les grands-parents et les retraités qui ont encore le coeur jeune.
Félicitations à Pierre-Daniel Beaudry, de Québec, qui est le grand gagnant de notre tirage au sort. Avec ses trois enfants «fous de hockey» et les personnes de son choix, il passera une soirée aux Remparts dans une loge du Colisée.
Merci à tous pour votre participation et à l'année prochaine!
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<p>La patinoire de Francine Bélanger et son conjoint Fernand Dufour</p>
Pour une retraite en forme
Il n'y a pas d'âge pour apprécier les plaisirs que procure une glace extérieure. À la retraite, Francine Bélanger, 65 ans, et son conjoint Fernand Dufour, 70 ans, passent une bonne partie de leurs temps libres sur la patinoire qui agrémente la cour arrière de leur maison de Saint-Lambert-de-Lauzon. «Les patinoires ne sont pas seulement pour les jeunes! rappelle Mme Bélanger. Nous patinons tous les jours où la température s'y prête, même par temps très froid.» La fille du couple et son conjoint viennent parfois faire leur tour pour de mémorables parties de hockey à quatre. M. Dufour, un «patenteux» au dire de sa femme, a même confectionné sa Zamboni maison qui, en plus de permettre d'économiser l'eau, assure une surface lisse parfaite. «Grâce à notre patinoire, on se garde en forme... en attendant d'avoir des petits-enfants.» Le message est lancé!
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De porcherie à patinoire couverte
Quand on vit dans une ferme, ce n'est pas l'espace qui manque pour aménager une patinoire. Jimmy Breton, de Saint-Bernard de Beauce, a bien tenté l'expérience l'an passé, mais «quand j'ai eu terminé, la pluie a tout détruit». Qu'à cela ne tienne, il a eu l'ingénieuse idée de mettre à profit la porcherie inoccupée. Succès immédiat. «C'est la meilleure patinoire parce que malgré les doux temps des derniers jours, elle est restée impeccable et elle est extrêmement facile d'entretien», se targue M. Breton, qui fait des jaloux dans son voisinage. Les enfants, les amis, les adultes et même Brunette la poule en profitent, de jour comme de soir, car la pièce dont les fenêtres restent toujours ouvertes est éclairée. Sur la photo, on aperçoit Ancolie, quatre ans, qui promène sa compagne à plumes, et le petit Laurier, trois ans. Pour l'an prochain, le papa de cinq enfants voit grand et compte doubler la superficie de sa glace qui fait en ce moment 14 X 70 pieds.
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Patiner sur le balcon
Une patinoire sur un patio. Il fallait y penser! Anthony Delaney, 15 ans, prend un soin minutieux de sa glace qu'il a installée sur le patio de béton situé au-dessus du garage, à Saint-Rédempteur. La base est parfaite, il ne manquait que les planches pour faire les bandes. Anthony l'entretient lui-même depuis déjà cinq ans. «Mon père ne travaille pas dessus.» Chez les Delaney, la patinoire, «ça ne passe pas de père en fils, mais de frère en frère», raconte le jeune homme. C'est en effet son aîné, Michael, qui a lancé la tradition. «Il s'en occupait seul lui aussi. Quand il est parti à l'extérieur pour ses études, c'est moi qui ai pris la relève.» Malgré son jeune âge, Anthony a déjà développé des trucs de pro. «J'utilise toujours de l'eau chaude. Ça permet à l'eau de coller sur la glace au lieu de faire une glace plus fragile sur le dessus», professe le jeune expert.
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Presque comme à l'aréna
Certains ne font pas les choses à moitié. Tant qu'à aménager une patinoire, aussi bien y installer des bandes. Et pourquoi pas des lampadaires. Tant qu'on y est, ajoutons un banc pour se reposer. Ah et puis allons-y aussi avec un abri des joueurs... chauffé! Donald Boulet, de Québec, est un vrai passionné. Ado, son père lui fabriquait une patinoire et il a choisi de faire la même chose pour ses enfants, avec la joyeuse complicité de son voisin Martin et des deux conjointes. «Nous travaillons vaillamment avec mère Nature, nos souffleuses à neige et nos précieux boyaux d'arrosage pour créer notre terrain de jeu hivernal préféré!» exprime Donal Boulet (à droite sur la photo). On le comprend, la rigueur de l'hiver québécois n'effraie en rien les amoureux de la glace. «Moi, j'adore l'hiver! Sauf quand il pleut.» Les nerfs de M. Boulet ont été mis à rude épreuve cette semaine, mais rien pour le décourager. «Nous mettons énormément d'efforts qui sont récompensés par le plaisir que nous en tirons, mon voisin et moi, nos conjointes, ma fille et nos fistons qui ne manquent jamais d'amis pour organiser des tournois de hockey.»
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Passionnés de hockey
Derrière la maison de Manou Bernard et de Daniel Murray, à Loretteville, une petite cour, encadrée par celles des autres voisins. Pas question que cet espace dorme en hiver. Le papa de Sophie, quatre ans, et de Charles, six ans, a mis à contribution ses talents de bricoleur (et ceux du grand-papa) pour confectionner une patinoire qui occupe tout l'espace disponible. Les deux hommes se sont même permis une fantaisie et ont recouvert les bandes d'étroites planches de bois, qui donnent à la patinoire un charmant look rustique. «Mon chum rêve d'asphalter cet espace l'été pour jouer au dek hockey», sourit Mme Bernard. Car le hockey est vraiment une passion dans la famille. Père et fils s'y adonnent dans leur ligue respective et prolongent le plaisir sur la glace familiale. «Ça fait partie de notre vie», commente la maman.
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Le point de rassemblement
C'est bien connu: si vous aimez la visite, aménagez une patinoire dans votre arrière-cour. Dominic Tremblay en sait quelque chose. Sa maison de Saint-Étienne, à Lévis, est le lieu de rassemblement des enfants du quartier. Lui-même père de trois garçons, il accueille avec joie les trois fils de son ami et voisin René Gosselin. Et aussi la fille de la gardienne, qui habite à quelques rues. «Une dame m'a dit que j'avais ramené la vie dans le quartier», se réjouit M. Tremblay. Joueur de hockey aguerri, il se fait un plaisir d'enseigner le maniement de la rondelle aux plus jeunes. Sa patinoire est si importante pour lui qu'elle pourrait l'an prochain prendre de l'expansion l'an prochain, à la faveur du bris de la piscine. «On mettra la piscine de l'autre côté de la cour», envisage-t-il.