Défi des patinoires: petites merveilles sur glace

Le Défi des patinoires lancé récemment par Le Soleil a touché une corde sensible. Vous avez été nombreux à nous écrire pour nous présenter vos petits bijoux de patinoires aménagées dans votre cour arrière. Certaines sont imposantes, d'autres plus modestes, mais toutes sont le fruit d'un travail minutieux. Il a fallu choisir. Nous vous présentons aujourd'hui une sélection de quelques-unes de ces réalisations. D'autres seront publiées samedi prochain. Vous avez encore jusqu'au 15 janvier pour nous faire découvrir votre oeuvre, à nouvelles@lesoleil.com, et pour être admissible au tirage d'une soirée aux Remparts dans une loge du Colisée.
Pour le bonheur des voisins aussi (photo du haut)
Cela a commencé en 2006 avec un «petit rond de glace» au chalet de Saint-Ferréol-les-Neiges. Yvon Charest (à gauche sur la photo) et son frère François ont vite attrapé la piqûre et, aidés par leurs fils, ils ont bâti des bandes l'année suivante. Puis, ils ont installé une sortie d'eau chauffée dans le cabanon et ont aménagé un système d'éclairage. La patinoire a pris de l'expansion et dispose même de deux sections: une pour le hockey, l'autre pour le patinage. Et ce n'est pas l'horaire chargé d'Yvon, pdg d'Industrielle Alliance, qui va l'empêcher d'entretenir sa patinoire. Il en prend soin, court à son chevet quand la pluie menace. Un beau jour, les deux frères ont installé une affiche «Bienvenue». Depuis, il n'est pas rare que des patineurs et des hockeyeurs des alentours se réunissent sur la glace. Les propriétaires des chalets voisins en font même un argument de vente quand ils offrent leur propriété en location, rigole François.
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Jamais trop jeune pour commencer
Il n'est jamais trop tôt pour se lancer dans la confection d'une patinoire maison. Julien Houde, 16 ans, s'occupe lui-même de sa surface glacée de 40 X 50 pieds à Saint-Antoine-de-Tilly. Habitué à entretenir une glace sans bandes - et fatigué de chercher ses rondelles dans la neige -, il a décidé cette année de faire les choses en grand. Avec l'aide de son père, le hockeyeur qui joue au Collège de Lévis a installé des bandes de 48 pouces aux coins arrondis, des filets protecteurs et de l'éclairage pour lesquels il a puisé dans ses économies. Au grand plaisir de ses amis qui s'y réunissent la fin de semaine. «Mes amis étaient super contents. Surtout comparé à la patinoire que j'avais l'année passée. Ils n'en revenaient pas et trouvaient que j'avais fait des gros progrès!» s'exclame le fier propriétaire.
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Chaque pouce carré compte
Un petit terrain? Cela n'a pas découragé Louis-Philippe Bernier, de Saint-Émile, qui a littéralement utilisé chaque pouce carré d'espace disponible entre la maison et la haie de cèdres pour aménager une glace qui fait son bonheur et celui de ses enfants de deux et quatre ans. Chez les Bernier, on met les patins dans la cuisine, on sort sur le patio recouvert de tapis protecteur, on descend les marches et on est sur la glace. Pratique pour les petits pieds frileux! On joue dehors tout en gardant une oreille attentive sur le match des Canadiens en cours grâce à un système de son installé par M. Bernier... en attendant les Nordiques! Et si le pays a son Hockey Day in Canada, le 18 janvier, Louis-Philippe Bernier tient quant à lui son propre «Hockey Day in Saint-Émile» avec 10 de ses chums. Un événement couru qui survient «une fois par hiver»!