The Flux and the Puddle, de David Altmejd

David Altmejd: le fascinant dédale de l'évolution

Le Musée national des beaux-arts du Québec a annoncé en juin que l'oeuvre The Flux and the Puddle, de David Altmejd, lui serait prêtée pendant 10 ans et exposée dès 2016 dans la salle 1 du pavillon Gérard-Morisset. N'écoutant que sa curiosité, Le Soleil s'est rendu au Musée d'art contemporain de Montréal pour voir la bête.
Dans un immense cube composé de multiples couches de plexiglas flottent des raisins, des ananas pulvérisés, des noix de coco, des têtes de loups-garous, des hommes sans visage, des mains, des cristaux, une tête de savant fou, et bien d'autres choses encore. Un liquide noir et des files de fourmis tracent des lignes dans ce grand magma. On y découvre des branches oubliées de l'évolution, des visages grotesques au regard fiévreux et des tableaux étrangement touchants, où la main peut réduire un corps à une matière molle, palpable, effaçable.
On peut s'y perdre longtemps, en y découvrant sans cesse de nouveaux détails. Placée entre quatre murs recouverts de miroirs, elle semble se refléter à l'infini.
L'oeuvre synthèse, qui fait partie de la collection Giverny Capital, est le clou de la rétrospective consacrée au sculpteur montréalais jusqu'au 13 septembre. Celui-ci a représenté le Canada à la Biennale de Venise en 2007 et a obtenu le Prix Sobey en 2009; il travaille maintenant à New York.