Lors de son spectacle au Grand Théâtre jeudi, Damien Robitaille pigera dans le répertoire de ses trois albums, qu'il teintera d'une couleur différente.

Damien Robitaille: seul comme un grand

Il en a parcouru des kilomètres depuis sept ans pour monter sur les scènes du Canada, de la France et des États-Unis. D'habitude entouré de musiciens, Damien Robitaille a décidé cet automne de faire les choses autrement. D'occuper la scène seul comme un grand. Comme un homme autonome.
Il le chantait déjà en 2009 : «Je fais tout, tout seul/Seul, comme un grand/Grand, comme un homme/Un homme autonome.» Reste que Damien Robitaille a eu bien du plaisir à s'accompagner de musiciens pour ses tournées. Mais après quelques années, il avait envie d'autre chose. «Je voulais me prouver à moi-même que je pouvais être seul, que je pouvais remplir la scène», explique-t-il. Cette épuration lui offre l'occasion de retourner aux sources, dans les petites salles qui l'ont vu naître comme artiste.
Pour ce nouveau spectacle, Pièce par pièce, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre jeudi, le Franco-Ontarien pige dans le répertoire de ses trois albums. À la guitare, au piano ou aux percussions, il teinte d'une couleur différente les pièces qui l'ont fait connaître. Il donne de plus un avant-goût au public de son prochain opus en poussant quelques inédites.
En partant en solo, Damien Robitaille croyait avoir beaucoup de temps pour écrire. Mais ce n'est qu'il y a quelques semaines qu'il s'est remis au crayon pour travailler plus sérieusement son quatrième album. Impossible de savoir à quoi il ressemblera puisque lui-même l'ignore pour l'instant. «Ce sera du pop-rock», se contente-t-il de dire.
Entre-temps, Damien Robitaille a enregistré La vie est belle qu'on trouve sur le disque-hommage à Yvon Deschamps appelé Deschampsons. Ayant grandi en Ontario, le chanteur a connu l'humoriste sur le tard. «Je le voyais parfois à la télévision, mais je ne connaissais pas son oeuvre. C'est en arrivant au Québec que j'ai vu l'importance qu'il avait.»
Autres projets
Parallèlement à sa carrière de chanteur, Damien Robitaille animera en mai le gala des prix Trille d'or, l'équivalent de l'ADISQ pour l'Ontario francophone. Il a aussi participé l'an dernier au documentaire Un rêve américain, dans lequel il retrace les communautés francophones aux États-Unis. Un projet qui l'a allumé. «C'est ce que j'aime dans mon métier, voyager, aller à la rencontre des gens.»
Et ce fameux rêve américain? «Je l'ai déjà eu, admet-il. Au début de ma carrière, je me disais que ce serait l'fun d'aller aux États-Unis. Mais j'aime bien rentrer à la maison.»
Cinq questions pièce par pièce
La première pièce que vous avez jouée au piano?
› Le thème des Simpson, à 10 ou 11 ans.
La pièce préférée de votre répertoire?
› C'est toujours la dernière! [rires]
Votre pièce de musique préférée de tous les temps?
› Il y en a tellement... Je dirais I Am the Walrus des Beatles. Ça a marqué ma vie.
Votre pièce de théâtre préférée?
› J'aime beaucoup les comédies musicales. J'ai aimé The Book of Mormon que j'ai vue à la Place des Arts. C'est écrit par les gars qui ont fait South Park. C'est tordant, et la musique est bonne.
La pièce de résistance de votre spectacle? 
› Quand je chante Quelles sont les chances? Il y a de belles surprises autour de cette chanson, mais il faut venir voir le spectacle pour le savoir!
Vous voulez y aller?
Qui : Damien Robitaille
Quand : 2 avril, 20h
Où : salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre
Billets : 39 $, 34 $ (étudiants)
Info : 418 643-8131