Senen «Sen Dog» Reyes, Louis «B-Real» Freese et Eric «Bobo» Correa se disent très heureux du retour à temps complet au sein du groupe de Lawrence «DJ Muggs» Muggerud, le quatrième «frère» du groupe.

Cypress Hill, les frères réunis

Le quatuor hip-hop Cypress Hill a pris une pause dans l'enregistrement de son prochain album pour présenter un spectacle mercredi au Ottawa Blues Fest, puis au Festival d'été de Québec jeudi soir. Le rappeur Senen «Sen Dog» Reyes est très emballé que Lawrence «DJ Muggs» Muggerud soit maintenant de retour à temps plein au sein du groupe.
«Ce sera la première fois en 10 ans qu'on fera un album complet tous les quatre ensemble. DJ Muggs nous manquait beaucoup, je suis heureux qu'il soit de retour dans ma vie. C'est un vrai de vrai, c'est notre frère, nous avons mis le passé derrière nous et c'est un nouveau départ avec lui», raconte Sen Dog en entrevue téléphonique avec Le Soleil.
Le rappeur natif de Cuba avoue que lui, DJ Muggs et leurs comparses Louis «B-Real» Freese et Eric «Bobo» Correa ont déjà enregistré cinq ou six pièces pour le nouvel album, qui paraîtra plus tard cette année. «Mais nous n'allons pas les faire à Québec. Elles sont comme un bon vin qu'il faut ouvrir quand il est prêt», illustre-t-il.
Sen Dog assure que les autres projets des membres du groupe ne nuisent pas à Cypress Hill. «C'est quelque chose qu'on a toujours encouragé car c'est bon pour tout le monde. Ça amène de la fraîcheur. DJ Muggs produit un paquet d'artistes alors que B-Real et Eric ont leurs projets à eux. Moi, j'ai ce projet qui s'appelle Powerflow avec l'ex-guitariste de Downset Rogelio Lozano. C'est un truc rap metal!»
Cannabis
Militant depuis plusieurs années pour la légalisation de la marijuana, les gars de Cypress Hill ont eu plusieurs raisons de se réjouir au cours des derniers mois alors que les États de Washington et du Colorado ont procédé à la légalisation du cannabis à des fins récréatives.
«Tu vois, c'est quelque chose que j'espérais voir de mon vivant. J'ai l'impression que la position que nous avons prise sur le sujet il y a plusieurs années a contribué à ouvrir les yeux des gens, que notre vision du futur était correcte. Les gens qui prennent les décisions ont découvert que c'était beaucoup mieux que ce soit légal», résume-t-il.
«En plus de ça, il y a 22 États qui permettent la marijuana à des fins médicales. Et si tu ajoutes ce qui se passe au Colorado et dans l'État de Washington, le reste du pays n'aura pas le choix d'en prendre acte. À partir de là, je crois que c'est impossible de reculer.»
Années 80
La relation particulière que Sen Dog et B-Real entretiennent avec leur amie Marie-Jeanne remonte au début des années 80, quand le premier a donné son premier joint au cadet alors que les deux fréquentaient le South Gate High School à Los Angeles.
«À l'époque, mes parents avaient une maison sur l'avenue Cypress et quand j'ai rencontré Muggs la première fois, il écoutait [le rappeur new-yorkais] Rammellzee et dans une chanson, il parlait de Cypress Hills, un quartier de Brooklyn. J'ai entendu ça, je me suis dit : "Wow!", j'ai enlevé le s et j'ai surnommé notre quartier Cypress Hill. Finalement, tout le monde a adopté ce nom. Même les flics appelaient notre voisinage Cypress Hill», explique-t-il en riant à propos de l'appellation qui est plus tard devenue le nom de son groupe.
Mais Cypress Hill n'est pas le seul groupe à avoir pris naissance au South Gate High School puisque Senen Reyes avait un autre ami qui, lui, était plus intéressé par le speed metal que par le rap.
«Le batteur de Slayer, Dave Lombardo, était un bon copain à moi et Tom Araya [bassiste et chanteur] allait à la même école. Imagine! J'ai vu Slayer jouer à l'école à l'heure du lunch!»
Le rappeur dit d'ailleurs s'être grandement inspiré de ses copains «métalleux». «Pour nous, ils ont toujours été des modèles. Déjà, à l'adolescence, ils étaient des musiciens très sérieux», se souvient-il.
Vous voulez y aller?
Quoi : Cypress Hill (invités : Manu Militari et Dead Obies)
Quand : jeudi à 21h30
Où : parc de la Francophonie
Billets : laissez-passer du FEQ
Tél. : 418 523-4540