«Nous avons 
des ententes particulières avec les Chambres du Sénégal et du Mali, nous y sommes très actifs», dit Alain Kirouac, président 
de la Chambre de commerce 
et d'industrie de Québec.

Culture économique francophone: une réputation 
à construire

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec, présidée par Alain Kirouac, joue un rôle important dans le développement de la culture économique francophone.
«On s'est rendu compte que l'économie n'était jamais à l'ordre du jour lorsqu'on était entre francophones. On échangeait de façon très large et on discutait surtout de culture, mais on a voulu faire voir que l'économie était aussi un enjeu. Les liens économiques sont aussi porteurs que des liens culturels», souligne Alain Kirouac.
La Chambre de commerce a déployé ses efforts à partir de la préparation des fêtes du 400e anniversaire de Québec, «pour donner une valeur ajoutée aux fêtes».
«Nous avons été les promoteurs de la rencontre internationale de la Francophonie économique (RIFE) en 2008 et en 2012 à Québec qui a regroupé plus d'une vingtaine de pays, soit environ 230 personnes», mentionne Alain Kirouac.
À la suite de la présentation de 2012, six recommandations ont d'ailleurs été proposées pour faire rayonner la culture économique francophone, dont favoriser la mobilité des gens d'affaires, développer d'un espace numérique francophone et enfin promouvoir la francophonie comme une marque d'excellence en matière économique.
Ententes particulières
Avec ces axes d'intervention, la Chambre de commerce veut sortir du cadre des pays uniquement francophones pour ainsi rejoindre toutes les entreprises francophones du monde entier. «Il y a tant de représentants francophones, il faut pouvoir utiliser cette richesse.»
La Chambre de commerce de Québec est également le seul membre nord-américain de la conférence permanente des chambres consulaires africaine et francophone, ce qui lui donne un accès direct aux entreprises du continent africain, favorisant ainsi le réseautage.
«Nous avons également des ententes particulières avec les Chambres du Sénégal et du Mali, nous y sommes très actifs», souligne M. Kirouac.
D'autres ententes particulières ont vu le jour avec l'espace économique francophone. «Nous avons d'excellentes relations avec les Chambres françaises. Nous accueillons présentement chez nous deux volontaires internationaux à l'emploi. Ce sont aussi deux liens directs vers les régions de l'Aquitaine et de la Bretagne», ajoute le président.
Ces ententes et ces bonnes relations permettent à la Chambre de commerce et d'industrie de Québec de participer à des missions commerciales ici et à l'étranger. Ainsi, elle provoque la rencontre entre les francophones et les francophiles du monde entier.
L'art d'ouvrir les portes
«La culture économique francophone est unique et se base beaucoup sur des modèles coopératifs comme les caisses Desjardins et la FTQ», lance Frédéric Couttet, directeur Affaires extérieures et Immigration de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec.
Notre force selon lui, c'est d'avoir une multitude de pays représentés par des gens qui parlent français. «Nous avons des Irakiens, des Chinois francophones qui sont des portes d'entrée incroyables vers d'autres marchés. Il faut mettre au bénéfice tous ces agents de développement!»
«Nous avons nos outils financiers, notre trademark. Mais il nous manque de visibilité. J'ai l'impression qu'on n'utilise pas notre levier économique», ajoute le directeur.
À l'écoute de l'économie
Selon M. Couttet, les francophones sont très à l'écoute de ce que le Québec a à dire au sujet de l'économie. «La France est trop ancrée dans les vieux concepts. Pas le Québec. Quand on pense à ce qui se fait en gastronomie, par exemple. Ici, le mélange permet de nouvelles choses. On n'est pas figé avec des classiques.»
Des activités sont prévues pour «créer une société francophone d'investissement», tel le Sommet international des coopératives, qui se tiendra à Québec en octobre, et où sont attendus des francophones influents du Brésil, du reste du Canada et de la Chine, entre autres.