Si le projet de loi déposé mercredi par la ministre Stéphanie Vallée est adopté, le voile intégral sera interdit lorsqu'on donne ou reçoit des services dans la fonction publique.

Crise au Barreau: pas d'enquête sur la fuite, tranche la ministre Vallée

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, ne souhaite pas d'enquête indépendante sur l'origine de la fuite du dossier de Lu Chan Khuong au registre des mesures non judiciarisées.
Malgré le souhait des partis d'opposition de faire la lumière sur le bris de confidentialité, Mme Vallée estime que la confiance du public envers le registre est sauve. 
Les vérifications menées par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ont rassuré la ministre. Le registre lui-même ne contient pas des informations de la nature de celles qui ont été révélées dans les médias, dont l'endroit du vol, les objets visés et leur valeur, a noté le DPCP. 
Outre le DPCP, le corps de police qui a mené l'enquête, les témoins et le plaignant peuvent être au courant des circonstances de l'infraction. «Certaines informations sont aussi transmises au plaignant, a insisté Mme Vallée. Il est tout à fait légitime pour lui de connaître le dénouement du dossier. Et là-dessus, il est impossible d'enquêter.»
«On veut de la transparence»
Le porte-parole en matière de Justice de la Coalition avenir Québec, Simon Jolin-Barrette, insiste sur l'importance d'une enquête indépendante sur la fuite. «Nous, on veut de la transparence de la part du gouvernement et du système de justice, plaide le député de Borduas. (...) On doit s'assurer de savoir d'où provient la fuite et de corriger la situation.»
Même son de cloche du côté du porte-parole péquiste, Stéphane Bédard, pour qui la ministre a le devoir de protéger l'intégrité du processus. «Maintenant que la saga est terminée, c'est à la ministre de s'assurer qu'un processus indépendant reçoit la confiance de tout le monde», affirme-t-il. 
La ministre Vallée a par ailleurs salué la fin de l'impasse dans le dossier qui embarrasse le Barreau depuis cet été. S'il faut retenir un élément de toute cette affaire, affirme-t-elle, c'est que la médiation peut parvenir à dénouer des désaccords aussi importants que ceux survenus entre Me Khuong et le conseil d'administration du Barreau.