«Il y avait une trentaine d'étudiants dans son autobus, et aucun n'aurait remarqué que le chauffeur avait les facultés affaiblies? La Couronne est muette à ce sujet-là», a fait valoir Me Girard Tremblay, rappelant que son client présentait des symptômes au moment de son arrestation.

Coupable d'avoir conduit un autobus scolaire avec les facultés affaiblies

L'ex-chauffeur d'autobus scolaire Jacques Roberge a finalement été déclaré coupable jeudi de conduite avec les facultés affaiblies.
Le juge Jean-Pierre Dumais n'a absolument pas cru la version de l'homme de 61 ans, qui prétendait avoir bu son 10 onces de Chemineaud après la crevaison qui l'a forcé à immobiliser son autobus au bord de l'autoroute 73, près de Saint-Étienne, l'après-midi du 21 octobre 2011. Roberge transportait une trentaine d'élèves des écoles secondaires Laubier et Les Etchemins qui retournaient chez eux, à Saint-Lambert-de-Lauzon, lorsque l'incident s'est produit.
«Il y a une preuve circonstancielle très forte, soit l'appel au 9-1-1 par quelqu'un qui disait avoir vu un chauffeur d'autobus en état d'ébriété sur le bord de l'autoroute et que l'autobus avait une crevaison», a souligné le juge Dumais.
Comportement suspect
Le magistrat a également retenu contre l'accusé son «comportement de conscience coupable» au moment de son arrestation. Roberge, qui avait un taux d'alcoolémie de 0,17, était nerveux et niait avoir consommé alors qu'il dégageait une forte odeur d'alcool, a rappelé le juge Dumais.
Un chauffeur d'autobus appelé en renfort avait également relevé cette odeur sur l'accusé, a-t-il ajouté.
«Il ne fait aucun doute dans l'esprit du tribunal que l'accusé était en état d'ébriété au moment des événements», a conclu le juge Dumais.
Jacques Roberge, qui est détenu depuis cet été pour un non-respect d'engagement, avait déjà cinq antécédents judiciaires en matière de facultés affaiblies lorsqu'il a été arrêté, à l'automne 2011. Il connaîtra sa sentence mardi.