«Je veux arrêter d'affaiblir le Québec», a plaidé le chef libéral Philippe Couillard.

Couillard défendra «bec et ongles» le caractère distinct du Québec

Philippe Couillard promet de défendre «bec et ongles» le caractère distinct du Québec dans toute éventuelle discussion constitutionnelle. Il en va de son «devoir historique», dit le chef du Parti libéral du Québec.
«La reconnaissance du caractère distinct et spécifique du Québec au Canada est pour moi quelque chose d'incontournable et d'essentiel», a tranché Philippe Couillard en point de presse en marge d'une annonce sur la santé à Trois-Rivières, ce matin.
Il a profité d'une question sur la crainte d'un référendum pour se livrer à une envolée sur le statut de la province dans le Canada.
«Le jour ailleurs au Canada où on voudra ouvrir une conversation constitutionnelle sur un enjeu comme le sénat ou les Premières nations, je n'y participerai pas si à l'agenda, on ne traite pas des demandes constitutionnelles du Québec. Ce sera mon devoir historique comme premier ministre du Québec», a poursuivi M. Couillard. «Je veux arrêter d'affaiblir le Québec, a-t-il plaidé. Il n'y aura pas de changement constitutionnel qui va recevoir l'aval du Québec sous ma direction si on ne revient pas à cette question qui est essentielle.»
Un gouvernement dirigé par Philippe Couillard défendrait «bec et ongles» le «caractère distinct» du Québec.
«Notre culture, notre rayonnement à nous, notre caractère comme Québécois fait partie de ce qui rend le Canada un pays si intéressant aux yeux du monde entier», a poursuivi M. Couillard, conscient que ce statut a été refusé lors de l'échec de l'accord du Lac-Meech en 1990.
«Certaines provinces n'ont pas entériné l'accord du Lac-Meech; ça ne veut pas dire que le Canada l'a refusée. Il ne faut pas confondre l'un avec l'autre», a soutenu Philippe Couillard, qui promet «de revenir à cette question» bientôt.