Le chef du PLQ Philippe Couillard.

Couillard accuse Legault d'être souverainiste

«Je pense qu'il est souverainiste, M. Legault, dans le fond.» Philippe Couillard accuse le chef de la Coalition avenir Québec de ne pas être un vrai fédéraliste et a voulu distancier la position de son parti de celui de François Legault lundi.
«M. Legault n'est pas capable de nous dire ce qu'il veut», a lancé M. Couillard lors d'un point de presse une fois de plus été monopolisé par des questions sur la place du Québec dans le Canada.
Le chef du Parti libéral s'est bien défendu d'adopter la même position que la CAQ sur la question constitutionnelle.
Dimanche à Montréal, M. Couillard avait dit que la position de son parti «c'est la même chose» que celles de M. Legault, un ex-ministre du Parti québécois.
Lundi, le chef libéral a dit avoir probablement «mal compris la question». Il partage, reconnaît-il,  la position de M. Legaut sur le fait qu'il n'y a pas d'urgence à rouvrir le dossier constitutionnel. Mais là s'arrête la comparaison, a-t-il assuré.
«Ce que j'ai dit , c'est qu'on a dit tous les deux que la question constitutionnelle n'est pas une priorité, a-t-il rectifié. Cependant M. Legault, à ce que je sache, n'a pas de position sur le statut du Québec. Je ne l'ai jamais entendu se prononcer de façon positive et ferme sur le fait que pour le Québec, l'appartenance à la fédération canadienne est le meilleur levier de développement. Nous, on le dit», a tranché M. Couillard.
Il reproche au chef caquiste d'avoir une position ambivalente et doute de sa ferveur fédéraliste. «Il est assis sur la clôture», a-t-il illustré.
En début de campagne, François Legault avait toutefois assuré qu'il était résolument dans le camp du Non. Et il a assuré que ses troupes sont prêtes à «se battre» pour éviter la tenue d'un référendum.
«On ne peut pas, quand on reçoit 9 milliards $ de péréquation parce qu'on est plus pauvres que les autres provinces, se permettre de diviser les Québécois», a déclaré le chef de la CAQ le 8 mars.
Sa formation politique, avait-il plaidé, est composée de souverainistes et de fédéralistes qui ont décidé de mettre en veilleuse l'enjeu référendaire pour prioriser un renforcement du Québec. «On accepte d'être dans le Canada, mais il faut aller chercher des pouvoirs additionnels», avait dit M. Legault en avançant vouloir rapatrier des pouvoirs en matière de culture, de langue et d'environnement.
<p>François Legault et sa femme, Isabelle Brais, arrivent à une conférence de presse à Montréal, lundi matin.</p>
«Les deux options se valent», dit le chef de la CAQ
François Legault refuse de s'accoler l'étiquette de «fédéraliste», même s'il s'oppose à un référendum et qu'il se réclame du camp du NON. «Les deux options se valent», selon lui. 
En point de presse, lundi matin, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a dû répondre à Philippe Couillard qui le soupçonne d'être toujours «souverainiste» au fond de lui.
«Je ne peux pas être plus clair, a affirmé M. Legault. Ce n'est pas le temps pour un référendum. (...) Si demain matin, il y a un référendum, je voterai non parce que ce n'est pas le bon moment.»
Le chef caquiste a toutefois décliné l'invitation à prononcer simplement les mots : «Je suis fédéraliste».
Les Québécois doivent d'abord s'occuper de redresser leur économie et atteindre un niveau de richesse similaire à ses voisins s'ils veulent «avoir le gros bout du bâton» lorsque viendra le temps de rouvrir la constitution ou de tenir un référendum dans «10, 15 ou 20 ans», répète M. Legault.
«Moi, je suis nationaliste, note le chef caquiste. Actuellement, je pense que les deux options se valent. Mais ce n'est pas le moment de faire un référendum. Actuellement, il faut se concentrer sur l'économie.»