Le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin, est sorti plutôt satisfait de sa rencontre lundi avec le maire Régis Labeaume. «C'est quand même intéressant d'avoir une discussion civilisée», a commenté le chef syndical.

Convention collective des pompiers: l'arbitre tranche en faveur de Québec

Les pompiers de Québec devront payer davantage pour leur régime de retraite, à la suite de la décision rendue par l'arbitre Denis Gagnon sur la convention collective liant la Ville à ses pompiers pour les années 2007 à 2009.
Au cours de la soirée de mardi, la Ville a publié un communiqué dans lequel elle disait être satisfaite à certains égards de la nouvelle convention que vient d'imposer l'arbitre aux deux parties, notamment en ce qui a trait au régime de retraite, l'assurance invalidité à court terme et la bonification de la rémunération. Pour la période 2007 à 2009, les pompiers devront assumer 45 % des coûts du régime de retraite, contre 55 % pour la Ville.
Le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien, a confirmé que ce nouveau partage représente une victoire pour l'administration Labeaume.
«La décision de l'arbitre reconnaît la légitimité et la pertinence des enjeux propres à la Ville pourtant déjà acceptés par les autres employés depuis 2009, a mentionné le maire de Québec, Régis Labeaume, dans le communiqué de presse. Le fait que les enjeux des régimes de retraite et de la rémunération aient été rééquilibrés pour cette période est une excellente nouvelle pour les contribuables.»
Les pompiers obtiennent notamment un montant forfaitaire de 2 % pour l'année 2007, et des augmentations à l'échelle salariale de 2 % pour 2008 et 2009, ainsi que de 1 % à partir du 31 décembre 2009.
La décision rendue par l'arbitre met fin à un long processus qui a semé la bisbille entre les deux parties pendant plusieurs années, et qui a coûté plus d'un million de dollars en frais d'avocats aux contribuables de Québec.
Près de 60 rencontres d'arbitrage ont été nécessaires afin d'en venir à ce résultat. Malgré ce dernier développement, les pompiers et la Ville sont toujours sans contrat de travail entre 2010 et aujourd'hui. Des discussions devraient donc éventuellement reprendre afin qu'ils s'entendent sur une convention collective couvrant ces cinq dernières années.
Dans la sentence arbitrale de 260 pages, on apprend notamment que la Ville a essayé de convaincre Me Gagnon que les pompiers devraient être payés à 50 % de leur salaire quand ils sont en caserne la nuit et qu'ils ne sont pas appelés à éteindre des feux.
Le président de l'Association des pompiers professionnels, Éric Gosselin, a préféré ne pas commenter la sentence arbitrale hier soir. Il doit rencontrer ses membres aujourd'hui à cet effet.