De gauche à droite: soeur Lise Tanguay, fiduciaire et supérieure générale de la Fédération des monastères des Augustines, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Marcel Barthe, président de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines, Geneviève Marcon, fiduciaire et coprésidente de GM Développement et Michelle Morin-Doyle, membre du comité exécutif de la Ville de Québec et mairesse suppléante.

Contribuer à la mission sociale des Augustines

Malgré le changement de vocation du Monastère des Augustines, la mission sociale des religieuses demeure fondamentale. Afin de continuer à «soigner les corps et les âmes», la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines compte sur les revenus générés par l'exploitation du musée et de l'hôtellerie, mais aussi sur la contribution de généreux donateurs.
<p>Une campagne de financement est en cours pour recueillir des dons afin de poursuivre la mission sociale des Augustines. </p>
«On s'attend à ce que Le Monastère des Augustines, par ses revenus d'exploitation, dégage un surplus qui pourra servir à la mission sociale d'ici trois à cinq ans», indique le président de la Fiducie, Marcel Barthe. «Mais on ne veut pas attendre jusque-là» pour poursuivre l'oeuvre des religieuses, ajoute M. Barthe, signalant qu'une campagne de financement est en cours.
La Fiducie compte sur trois principales sources de financement «pour le moment» : les subventions gouvernementales, les grandes fondations de familles - par exemple la Fondation Lucie et André Chagnon ou la Fondation Virginia Parker - et les dons d'entreprises. D'autres communautés religieuses ont aussi manifesté leur désir de contribuer. L'objectif est de recueillir quelque 1,2 million $ pour les trois prochaines années.
M. Barthe souligne également l'initiative de Geneviève Marcon, membre du C. A. de la Fiducie, qui a créé le Cercle des ambassadrices pour réunir des femmes voulant appuyer la mission des Augustines (plus bas).
Important appui
La famille Price, très impliquée dans le Vieux-Québec, fournit un important appui au projet du Monastère des Augustines. Il y a près de deux ans, le directeur de la Fondation Virginia Parker, Evan Price, annonçait que celle-ci verserait 500 000 $ sur cinq ans à la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines, devenant ainsi le premier donateur privé à appuyer le projet.
«On croit beaucoup à l'importance de garder les fonctions dans le Vieux-Québec, et le projet du monastère s'inscrit en continuité avec la fonction qu'elle occupait» jusqu'à maintenant dans le secteur, explique M. Price.
Copropriétaire de l'Auberge Saint-Antoine, Evan Price donne aussi de son temps à titre de président du conseil d'administration du Monastère des Augustines. «On veut que Le Monastère soit autonome financièrement, qu'il soit un succès commercial. Plus on aura du succès, plus le volet social pourra être bonifié!»
Le C. A. peut compter sur «des gens très ferrés dans les opérations», dit M. Price, soit le directeur général du Château Frontenac, Robert Mercure, le président et cofondateur du Groupe Conscientia, Robert Bouchard, l'ex-directrice générale du Musée de la civilisation, Claire Simard, et la supérieure générale de la Fédération des Augustines, soeur Lise Tanguay.
Des ambassadrices de coeur
Femme d'affaires accomplie, Geneviève Marcon a «senti l'appel» lorsqu'elle a été approchée pour faire partie du C. A. de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines. Coprésidente de GM Développement, Mme Marcon a organisé à plusieurs reprises des regroupements de femmes autour d'une cause commune. Elle a donc répété l'initiative en créant le Cercle des ambassadrices.
«J'aime que les femmes s'entraident», confie la fiduciaire. L'objectif du Cercle des ambassadrices est, d'une part, de recueillir des dons pour aider à poursuivre la mission sociale des Augustines, mais aussi de créer un réseau de contacts afin de faire connaître le projet.
«On fait un clin d'oeil à la Duchesse d'Aiguillon, on poursuit le mouvement», indique Mme Marcon, en faisant référence à la nièce du cardinal de Richelieu qui fut la première mécène des Augustines en leur confiant la tâche de fonder un hôpital en Nouvelle-France.
Le Cercle compte à l'heure actuelle 61 femmes, «mais on est ouvertes à en accueillir d'autres», précise Mme Marcon, parlant de «femmes de tête, d'honneur et de coeur» qui sont engagées dans leur communauté.
À l'occasion d'une première rencontre, mercredi dernier, le Cercle des ambassadrices a dévoilé avoir amassé près de 115 000 $ qui seront remis à la Fiducie. Les dons proviennent principalement des membres du Cercle, mais pas exclusivement. «La levée de fonds se poursuit, il y aura une autre campagne à venir dans les prochains mois», signale Geneviève Marcon.
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Volets sociaux et culturels
La mission sociale perpétuée par la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines se décline en sept volets:
• offrir un répit aux proches aidants;
• soutenir les soignants, soit les gens oeuvrant dans le secteur de la santé;
• accueillir les accompagnateurs de malades venant de régions éloignées;
• reconnaître le dévouement des bénévoles du domaine de la santé et des services sociaux;
• encourager des groupes communautaires engagés dans le soin et le service aux autres;
• donner accès au patrimoine aux jeunes et aux personnes à faible revenu;
• favoriser l'accès aux archives, notamment par la numérisation de documents anciens.