Le gouvernement souverainiste majoritaire que pourrait obtenir Pauline Marois ne pourrait pas gouverner pendant quatre ans sans tenir de référendum. Ce serait un aveu d'impuissance.

Constitution: pas d'adhésion du Québec sans référendum, dit Marois à Couillard

Pauline Marois met au défi son adversaire libéral Philippe Couillard de tenir un référendum s'il veut amener le Québec à signer la Constitution du Canada.
Pendant qu'elle se refuse toujours à confirmer qu'elle tiendra un plébiscite à l'intérieur d'un mandat qu'elle obtiendrait, le 7 avril, la chef du Parti québécois a exigé que M. Couillard, lui, en prenne l'engagement.
En point de presse, à Montréal, pour rappeler ses engagements sur l'itinérance, elle a souligné que son adversaire a fait part de son intention d'effectuer une tournée du Canada pour discuter du caractère distinct du Québec.
Elle s'est moquée du libéral qui a nuancé ses propos, ce matin même, en déclarant qu'il n'en parlerait que si on lui pose la question. «Je comprends qu'il a encore changé d'idée.»
Elle a plutôt attaqué le leader du Parti libéral du Québec. Celui-ci doit promettre de consulter les citoyens sur tout changement à une Constitution, imposée au Québec, en 1982.
La démarche de celui qu'elle a baptisée, la veille, le «nouveau Capitaine Canada» , représente une «rupture» avec tous tous les premiers ministres québécois qui ont refusé d'y adhérer, de René Lévesque jusqu'au «fédéraliste» Jean Charest.
Pauline Marois a continué de maintenir le flou autour de la question référendaire. Elle refuse de donner des indications si elle la posera ou pas aux Québécois.
«Je retourne la balle dans le camp de M. Couillard. C'est lui qui veut faire le débat.»
Pauline Marois n'a pas hésité à contredire Jacques Parizeau. Dans une chronique dans le Journal de Montréal, l'influent indépendantiste estime que l'arrivée fracassante de Pierre Karl Péladeau comme candidat dans Saint-Jérôme remet la souveraineté au coeur du débat électoral.
Mme Marois, elle, a continué de marteler que le scrutin n'est pas une élection référendaire, mais une élection pour un gouvernement. Elle n'a pas voulu trancher sur l'impossibilité de réformer le Canada à la convenance du Québec, comme le soutiennent les souverainsites.