Gérard Deltell (photo) dénonce la «politicaillerie à bas étage» que représente la candidature de Pierre-Karl Péladeau, qu'il compare à celle de Gaétan Barette pour le PLQ alors qu'il était leur ennemi juré il y a à peine un an.

Commission d'enquête: les libéraux invités à «sortir du placard»

Les députés caquistes de Chauveau et de Portneuf, Gérard Deltell et Jacques Marcotte, demandent aux libéraux de la région de Québec de «sortir du placard» et de dire s'ils ont voté «contre leur conscience» afin de bloquer la tenue d'une commission d'enquête sur la construction lorsque Jean Charest était au pouvoir.
Dimanche, le candidat libéral dans Portneuf, Michel Matte, a admis être de la députation qui a voté 11 fois entre 2009 et 2011 contre la mise sur pied d'une commission d'enquête alors qu'il faisait partie d'un noyau d'élus qui souhaitaient le contraire.
Deux jours après cet aveu, les caquistes se disent toujours choqués. Ils réclament que les collègues de M. Matte jouent comme lui franc-jeu et déclarent publiquement dans quel camp ils faisaient partie à l'époque où les partis de l'opposition réclamaient qu'on fasse la lumière sur les malversations dans le monde de la construction. Dans un communiqué de presse, la députée sortante de Taschereau, Agnès Maltais, a elle aussi interpellé le libéral Sam Hamad ce matin sur cette question.
«Qui était pour? Qui était contre? On veut qu'ils sortent du placard», a lancé M. Deltell à plusieurs reprises. «C'est 50 000 citoyens qui ont été floués», a quant à lui dénoncé celui qui affronte M. Matte dans Portneuf, Jacques Marcotte.
Gérard Deltell a par ailleurs relativisé la portée du dernier sondage Léger qui indique que les troupes de François Legault ont glissé au troisième rang dans les intentions de vote dans la région avec 20 % des appuis contre 42 % pour le Parti libéral du Québec et 25 % pour le Parti québécois. Même s'il admet que l'enjeu du référendum a mobilisé beaucoup les électeurs, ceux-ci comprennent également que la CAQ n'en tiendra pas. M. Deltell prédit également que les questions d'intégrité et le bilan économique de l'ère Charest rattraperont les libéraux.