Ève-Marie Houle, Élyse Rioux et Abigail Laberge du Collège Jésus-Marie

Collège Jésus-Marie: dribler sa vie

«Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?» «Du basket!» Ève-Marie Houle est passionnée de son sport et elle le vit à fond au sein de son équipe juvénile AA du Collège Jésus-Marie.
Rencontrée dans le gymnase de son école à l'heure du midi avec deux de ses coéquipières, Élyse Rioux et Abigail Laberge, la finissante n'a aucune hésitation à dire qu'elle ne vit que pour le basketball. «J'ai toujours rêvé de gagner ma vie avec un sport, et dès mon secondaire un, un entraîneur m'a dit que c'était possible de le faire avec le basket.»
Loin du stéréotype des adolescentes passant la semaine à se préparer pour la fête du vendredi soir, les trois amies ne pensent qu'à dribles, lancers et rebonds. «On a fait ça tout l'été! explique Ève-Marie Houle. On a pratiqué toutes les semaines environ cinq jours sur sept à l'Université Laval.»
Elles ont de grandes ambitions pour leur équipe qu'elles voient gagner les provinciaux à la fin de la saison. Bien que les trois joueuses soient talentueuses et déterminées, elles attribuent une bonne partie de leur succès à leur entourage, qui les soutient et les encourage dans leur passion.
«Il faut le dire, nos coachs [Djibril Bah et Pape Moussa Wane] nous aident beaucoup! Ils ont même été avec nous tout l'été, insiste Abigail Laberge. Il y a nos parents aussi. C'est drôle, l'autre jour on arrivait de dehors et nos parents parlaient de basket dans le bureau des entraîneurs.»
C'est ainsi qu'elles passent la majeure partie de leur temps avec un ballon dans les mains, les trois entraînements hebdomadaires ne suffisant pas à assouvir leur désir de continuer à s'améliorer.
Dans la région de Québec, elles identifient le Mont-Saint-Sacrement et Rochebelle comme leurs plus féroces adversaires. Question d'ajouter des matchs à leur calendrier, leur équipe ajoute au juvénile AA des matchs au sein de la ligue civile AAA.t
Pourquoi Jésus-Marie?
Ève-Marie Houle est une élève de l'école privée du chemin Saint-Louis réservée jusqu'à tout récemment exclusivement aux filles depuis la maternelle. Bien qu'elle y soit attachée, elle a tenté sa chance, l'année dernière, hors de ses murs pour une année à Trois-Rivières, au Collège Marie-de-l'Incarnation, pour le programme de basketball. Pourquoi être revenue à Jésus-Marie après seulement un an? «Parce que ce n'est rien comme ici», soutient-elle, tout simplement.