Denis Coderre s'est réjoui que les chefs des quatre partis à l'Assemblée nationale lui rendent visite. À ses yeux, cela démontre que Montréal a retrouvé sa crédibilité.

Coderre en rajoute sur son opposition à la Charte des valeurs

Denis Coderre a profité de la visite du chef libéral Philippe Couillard à la mairie de Montréal pour redire tout le mal qu'il pense de la charte des valeurs que le Parti québécois veut faire adopter.
«Je le dis devant M. Couillard [aussi un opposant de la charte], ce n'est pas au gouvernement du Québec de choisir mes employés», a insisté le maire Coderre. «On est en train par cette charte d'institutionnaliser la discrimination à l'emploi», a-t-il poursuivi. 
Denis Coderre a rappelé qu'il a en main une résolution du conseil de ville s'opposant à des points-clés de la charte. En début de campagne électorale, il a fait part à la première ministre sortante Pauline Marois de son hostilité aux dispositions interdisant aux fonctionnaires de porter la croix catholique ou encore le foulard islamique pour les femmes.
M. Coderre a, par contre, refusé de revenir sur les mauvaises relations qui existaient entre ses prédécesseurs à Montréal et le gouvernement libéral de Jean Charest. En point de presse, le maire y est allé d'une formule typique de son style pour éviter de donner son opinion sur le sujet.
«Entre 2003 et 2012, j'étais député fédéral. Je suis maintenant maire de Montréal. On ne reviendra pas sur le passé. There's a new sheriff in town», a-t-il lancé en anglais pour signaler qu'il a été élu à la tête de la ville, en novembre.
Le maire Coderre s'est réjoui que les chefs des quatre partis à l'Assemblée nationale lui rendent visite. À ses yeux, cela démontre que Montréal a retrouvé sa crédibilité.
Il a décliné l'invitation à comparer ce que proposent les différentes formations politiques aux dirigeants montréalais. Je suis là pour lancer des messages, a-t-il laissé tomber en substance.
Aux chefs de partis, M. Coderre revendique l'octroi d'un statut de métropole à Montréal. Il a insisté sur son souhait que deux projets de loi, morts au feuilleton avec le déclenchement du scrutin, soient remis à l'examen : la législation sur les régimes de retraite des employés municipaux et celle pour officialiser la création du poste de vérificateur général pour la ville.