Claudia Ferri incarne le personnage central de la minisérie d'enquête La Marraine

Claudia Ferri: dans la peau de la Marraine

Claudia Ferri incarne le personnage central de la minisérie d'enquête La marraine, qui débute cette semaine à Série+. Femme de tête, de caractère, mais aussi de coeur, Paloma Hermosa, surnommée la «Marraine du cartel de Cali», a plongé dans le crime pour subvenir aux besoins de sa famille, ce qui en fait une criminelle humaine et complexe.
<p>L'actrice Claudia Ferri dans la minisérie d'enquête <em>La Marraine</em></p>
La marraine s'inspire de la véritable histoire d'Ines Barbosa-Hernandez, emprisonnée pour trafic de cocaïne dans les années 90. À cette époque, Claudia Ferri, qui partage sa vie entre Vancouver et Montréal, tournait dans Triplex à TQS, au côté de Sylvie Drapeau et de France Castel, entre autres.
«J'y étais, et pourtant j'ai été surprise de découvrir qu'il y avait eu un marché de la drogue si vigoureux à Montréal dans les années 90», indique la comédienne, que nous avons jointe à Los Angeles, une autre ville qu'elle connaît bien.
Née d'une mère québécoise et d'un père italien, Claudia Ferri a vécu dans «une famille assez cosmopolite» et parle anglais, français, espagnol et italien. Ses trois filles, dont Marie-Pier, qui joue sa fille dans La marraine, ont hérité de son tempérament artistique.
Une étudie la danse et les arts à New York, l'autre poursuit des études en médecine après une formation en piano classique, et la troisième étudie en arts visuels en Californie. «Ce sont des citoyennes du monde, indépendantes, qui ont à coeur l'environnement et l'écologie», explique fièrement leur mère, qui semble partager plusieurs traits de caractère avec son personnage mystérieux, qui a un léger accent, «pas aussi prononcé que pour le rôle dans Le gentleman, pour ne pas fatiguer l'oreille».
Mère louve
Mère louve et femme d'affaires déterminée, la marraine est un personnage à plusieurs couches, «ce qui est très stimulant pour une actrice», indique Ferri, qui a apprécié l'écoute et la direction d'acteurs du réalisateur Alain DesRochers, à qui on doit entre autres Musée Eden et Les Bougon. «Il sait guider, amener son équipe où il veut. C'est naturel, organique, comme un chef d'orchestre.»
Elle-même a décidé de s'investir pleinement dans son rôle de chef de clan. «J'ai invité tous ceux qui jouaient des personnages de mon entourage dans la série pour des soirées en famille chez moi, et je les ai tous traités avec autorité et amour. Pour installer quelque chose qui allait, je l'espère, se refléter sur le plateau de tournage», raconte-t-elle.
Au Québec, on a pu la voir dans Le gentleman et Omertà (où elle jouait la femme du chef de la mafia italienne). Mais elle a surtout joué en anglais ces dernières années, notamment dans les séries The Killing et Rogue (où elle incarne une policière qui lutte contre le crime organisé).
La marraine, qui compte cinq épisodes d'une heure, débute le mercredi 2 avril à 20h, à Série+.