Claude Julien est l'un des adjoints de Mike Babcock, le pilote de l'équipe canadienne de hockey.

Claude Julien n'aurait jamais imaginé se rendre jusqu'aux JO

Lorsqu'il était à la barre des Olympiques de Hull, il rêvait d'être un entraîneur-chef dans la Ligue nationale. Maintenant qu'il y est établi en permanence depuis plusieurs saisons, le voilà... aux Jeux olympiques. Une façon de boucler la boucle!
Julien est l'un des adjoints de Mike Babcock, le pilote de l'équipe canadienne de hockey, pour l'aventure à Sotchi. Pour lui, il s'agit d'une première expérience au rendez-vous des seigneurs des anneaux, bien que le hockey international ne lui soit pas étranger.
«Je n'aurais jamais imaginé me rendre jusqu'ici, c'est un autre rêve que je réalise. Ce que je voulais, c'était de jouer dans la LNH, mais je ne l'ai pas fait longtemps. Sauf que j'ai eu l'occasion de devenir un entraîneur», disait-il en marge de la conférence de presse du jour de l'équipe canadienne.
En fait, il n'y avait que du personnel d'encadrement dans la salle Dostroïesky du Centre de presse principal, puisque les joueurs canadiens profitaient d'une journée de repos, loin de la patinoire et des médias.
Julien a disputé 14 matchs dans la LNH, tous avec les Nordiques. Il a passé la majeure partie de sa carrière dans la Ligue américaine, où il était un défenseur relativement offensif comme en témoignent ses 60 points avec les Citadels de Halifax en 1988-1989.
Il a fait ses débuts avec les Olympiques en 1996-1997, la saison ayant suivi le départ de Wayne Gretzky de l'organisation hulloise, remportant la Coupe Memorial dès sa première année. Après avoir dirigé le Canadien et les Devils, il s'est ancré les pieds à Boston, où il est en poste depuis sept ans, n'étant devancé en expérience avec la même équipe que par Barry Trotz (Nashville) et Babcock (Detroit), son collègue à Sotchi.
Même s'il a déjà remporté la Coupe Stanley, en 2010-2011, et perdu en finale, le printemps dernier, le Franco-Ontarien de Blind River n'apprécie pas moins sa présence aux Jeux olympiques.
«Parfois, il est bon de faire un pas en arrière et de vivre cette expérience. J'adore ça. Combien de fois dans une carrière a-t-on la chance d'être entouré d'autant de joueurs et d'entraîneurs d'élite? Pas souvent. Il y a un aspect humain extraordinaire, ici, on se promène dans le village, on croise plein d'athlètes de sports et de nationalités différentes, on échange avec eux», racontait-il après avoir esquivé les questions d'usage sur les décisions quotidiennes à propos de l'identité du gardien de but partant ou des joueurs à retrancher.
Philosophies différentes
L'entraîneur-chef des Bruins apprécie la compagnie de l'entraîneur-chef Mike Babcock et de ses collègues Lindy Ruff, Ken Hitchcock et Ralph Krueger. Ils discutent, échangent et découvrent des philosophies différentes. Comme eux, il est parvenu à faire la coupure assez rapidement entre les Jeux olympiques et la saison de la LNH. À son retour en Amérique, il retrouvera les Bruins au premier rang de la division Atlantique.
«Avant de partir pour la Russie, j'étais concentré uniquement sur mon équipe de la LNH jusqu'au tout dernier match. Mais dès qu'il a été fini, j'ai été capable de faire la séparation et au moment où l'on se parle, je ne pense absolument pas aux Bruins. Je vais avoir un peu de temps à mon retour pour remettre mon attention sur la LNH.»
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Les secrets de Tuukka Rask
Le Canada subira son premier véritable test contre la Finlande dimanche (12h). Claude Julien pourrait avoir de l'information privilégiée à livrer aux joueurs si le gardien Tuukka Rask est devant le filet, puisqu'il le dirige avec les Bruins de Boston. «Je lui ai parlé avant de partir, et quand ce sera le temps, je vais dire qu'il n'aime pas les fusillades puisqu'il a été public avec ça... De toute manière, on ne sait pas encore si c'est lui qui jouera contre nous. On n'a pas passé beaucoup de temps à parler des faiblesses des gardiens. Tuukka est bon gardien, on sait qu'il n'en a pas beaucoup...»