Claude Dubois a livré un spectacle bonbon vendredi soir à ses admirateurs rassemblés en grand nombre au Cabaret du Capitole.

Claude Dubois accusé de conduite avec facultés affaiblies

Le chanteur Claude Dubois, arrêté pour avoir conduit avec les facultés affaiblies en juillet à Québec, a été formellement accusé - en son absence - ce matin au palais de justice.
Un avocat de Québec, Me Vincent Montminy, représentait l'avocat de Dubois, resté à Saint-Jérôme, et a annoncé que le chanteur souhaitait que son dossier soit transféré dans le district judiciaire des Laurentides pour éventuellement plaider coupable.
Le transfert a toutefois été refusé pour l'instant par la juge parce que les parties ne se sont pas encore entendues sur la peine à imposer.
Le dossier de Claude-André Dubois - c'est son nom officiel qui figurait sur le rôle à la salle des comparutions - reviendra à la cour le 11 décembre. À ce moment, le procureur de la Couronnne Me François Godin et son vis-à-vis de la défense annonceront s'ils ont une suggestion commune de peine à soumettre au tribunal.
Dans la négative, Claude Dubois devra subir un procès à Québec.
Claude Dubois possède deux antécédents de conduite avec les facultés affaiblies, en 1984 et en 1996.
Le chanteur de 67 ans a été arrêté au volant de sa voiture le 19 juillet près du Château Bonne-Entente dans le secteur Sainte-Foy.
L'artiste revenait à son hôtel avec ses deux jeunes enfants de trois et sept ans à bord.
Alcootest échoué
Alertés par un citoyen, les policiers ont intercepté Dubois vers 18h15 et lui ont fait subir l'alcootest, qu'il a échoué. Selon ce que la police avait dit cet été, le chanteur avait un taux d'alcoolémie deux fois supérieur à la limite légale.
En ondes à TVA le lendemain matin, le chanteur avait expliqué avoir «bu un vin blanc qui est de la côte d'Ardoise» avant de prendre le volant. En entrevue, il avait aussi semblé remettre en question la législation contre l'alcool au volant. «Même si t'as pris un verre de vin d'une façon convenable et que quelqu'un qui était là t'aime pas la face, te stoole et que tu te fais arrêter, ben ceux qui t'arrêtent te font un dossier, saisissent tes affaires», a dit Claude Dubois.
Ces propos avaient soulevé l'indignation de certains groupes, notamment Mères contre l'alcool au volant (MADD), qui les jugeaient «déresponsabilisants».