Le palais de justice de Québec

Cinq ans de prison pour le tortionnaire d'une jeune autochtone

Pour avoir violenté durant un mois une jeune autochtone en fugue, Jean-Frédérick Gosselin se voit imposer une peine de cinq ans de pénitencier.
Gosselin, un toxicomane de 36 ans, a croisé la route de l'adolescente de 15 ans à la fin de l'été 2011.
Cette dernière était en fugue et voulait faire la fête. Elle a accepté d'aller vivre avec Jean-Frédérick Gosselin dans son logement de Québec. Les deux ont consommé des drogues dures et ont eu de nombreuses relations sexuelles non protégées. «La plaignante, fortement intoxiquée, ne pouvait absolument pas consentir», a expliqué la procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux.
La liaison a vite été empreinte de violence. Gosselin a notamment frappé la jeune fille à la tête. L'adolescente s'est réveillée dans un bain d'eau glacée avec une entaille au cuir chevelu.
Jean-Frédérick Gosselin a aussi lancé des ciseaux en direction de la jeune fille, sans l'atteindre, et lui a brûlé un sein avec une cigarette. Il a aussi blessé la victime en posant sur son bras un couteau servant à chauffer le haschich.
Les policiers ont fini par retrouver la jeune fugueuse nue, recroquevillée dans un garde-robe.
L'accusé a plaidé coupable à toutes les accusations de voies de fait et d'agression sexuelle, mais la poursuite a abandonné celle de séquestration. La jeune fille était volontaire pour vivre chez Gosselin au début, mais elle a voulu fuir et a été rattrapée par l'accusé.
De retour dans sa famille, la jeune autochtone a fait une cure de désintoxication et a dû combattre une dépression et beaucoup de peurs, a évoqué Me Rioux.
Jean-Frédérick Gosselin a aussi plaidé coupable à tous les délits commis en décembre 2012 à Dosquet. Complètement intoxiqué et se croyant poursuivi par les Hells Angels, l'homme a commis des méfaits sur une voiture, a plongé dans l'auto d'une dame qui voulait l'aider et a pénétré dans la maison d'un couple âgé.
Gosselin a écopé d'une peine de cinq ans, de laquelle il lui reste quatre années à purger lorsque l'on soustrait la détention provisoire.