«J'ai autant de plaisir à jouer aujourd'hui que quand j'avais cinq ans» - Charline Labonté

Charline Labonté: la voie du sport

À sept ans, Charline Labonté a réussi à convaincre ses parents de lui acheter son premier équipement de hockey. À cinq ans, elle pratiquait la ringuette, mais rapidement, le hockey a pris le dessus. «Le hockey était plus populaire, dans la cour à l'école, dans les ruelles... c'est à ça qu'on jouait», raconte-t-elle.
«Je jouais beaucoup à l'extérieur [...], mais dès l'âge de sept ans, j'ai commencé dans les ligues, à Boisbriand, là où j'ai grandi», se remémore-t-elle. Fille d'une famille moins sportive qu'artistique, Charline Labonté a toutefois reçu énormément de soutien de sa famille. Ses parents la reconduisaient à ses entraînements de soccer et de hockey jusqu'à ce qu'elle achète sa propre voiture.
Jouant surtout pour le plaisir, elle ne s'imaginait pas pouvoir faire partie d'une équipe de hockey féminin de haut niveau. «Je ne connaissais rien au hockey féminin, je ne savais même pas qu'il y avait une équipe à Québec. J'ai grandi avec le hockey masculin», explique-t-elle. Le hockey féminin était alors très méconnu et les idoles n'étaient pas légion.
Charline Labonté a été la deuxiè--me fille à joindre la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Inspirée par Manon Rhéaume, puis par Kim Saint-Pierre, elle a continué à évoluer jusqu'à ce qu'elle joigne les rangs d'Équipe Canada en 2006. Remportant trois fois l'or, Charline Labonté a vécu ses derniers Jeux à Sotchi, au cours de laquelle Équipe Canada a effectué une remontée spectaculaire contre les États-Unis.
«Je savais que c'était mes derniers Jeux, alors j'ai vraiment pu les apprécier», raconte-t-elle. «C'est sûr que je vais rester dans le sport, c'est dur de s'en éloigner après tout ce que j'ai vécu.» L'hiver, elle compte recommencer la planche à neige, qu'elle avait délaissée pour éviter les blessures.
Ce qu'elle recommande aux petites filles qui désirent suivre son exemple : toujours avoir du plaisir. «J'ai autant de plaisir à jouer aujourd'hui que quand j'avais cinq ans.»