Jean Charest a fait campagne à Chicoutimi samedi.

Charest promet de maintenir le cours d'éthique et de culture religieuse

N'en déplaise aux parents mécontents, il n'est pas question d'abolir le cours d'éthique et de culture religieuse pour favoriser le retour de l'enseignement catholique dans les classes du Québec, dit Jean Charest.
«C'est un cours qui est là pour rester, a dit le chef libéral, samedi. On va le mettre en place et on l'évaluera comme on le fait normalement. Je respecte le point de vue de ceux qui ne sont pas d'accord, mais je pense que ça reflète le consensus général de la population du Québec.»
À un de ses arrêts, la caravane libérale était attendue par une trentaine de parents qui refusent le nouveau cours implanté par le gouvernement Charest.
Jean Tremblay contre
Le coloré maire de Saguenay, Jean Tremblay, fervent partisan libéral qui prédit deux sièges à Jean Charest dans sa région, est de ceux qui dénigrent le cours d'éthique et de culture religieuse. Selon lui, on devrait enseigner les religions catholiques, musulmanes ou autres là où le nombre le permet et en fonction du désir des parents.
«On se méprise nous-même, dit-il. On méprise nos valeurs et on est à genoux devant des valeurs qui nous viennent de nulle part et qu'on comprend plus ou moins. C'est un cours qui ne mène à rien. On devrait l'abolir.»
Malgré certaines protestations, Jean Charest n'a pas l'intention de faire marche arrière. «Les choix religieux que nous faisons relèvent d'abord des familles et ce sont des choix individuels, souligne-t-il. L'État ne peut pas se substituer aux individus dans le choix qu'ils sont appelés à faire sur des questions morales ou de religion.»