Jean Charest a réitéré son accusation de la veille selon laquelle M. Legault veut réduire les médicaments des personnes âgées, mercredi, alors qu'il était de passage à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Charest attaque Legault sur la médication des aînés

Jean Charest maintient que François Legault veut réduire les médicaments des aînés et se défend de chercher à effrayer cet électorat.
Bien qu'il n'en soit nullement question dans la plateforme caquiste, le chef libéral a réitéré mercredi son accusation de la veille selon laquelle M. Legault veut jouer avec la médication des personnes âgées.
«Il a dit au débat de dimanche soir [à Radio-Canada] qu'il était pour couper dans les médicaments. J'ai repris ses paroles. [...] Quand lui le dit, il doit nous expliquer comment il va le faire.»
Cible principale du chef libéral, M. Legault a déjà expliqué qu'il souhaite économiser 250 millions$ par an en privilégiant l'achat de médicaments génériques, moins onéreux. Il devrait pour ce faire abolir une règle qui octroie pendant 15 ans un prix garanti aux fabricants d'un médicament novateur.
Le service de recherche du Parti libéral du Québec (PLQ) n'a pas été en mesure de produire une citation du débat de dimanche dans laquelle M. Legault évoquait sa volonté de couper les médicaments des personnes âgées. La seule référence fournie est la suivante: «Nous, on va réduire les dépenses. Dans les commissions scolaires, les agences de santé, les médicaments, Hydro-Québec.»
Le chef libéral s'est défendu de chercher à effrayer les personnes âgées avec ses propos. «Je n'ai pas besoin de faire ça, a-t-il dit. M. Legault fait amplement peur à beaucoup de gens avec ses coupures à Hydro-Québec, dans la santé, dans les commissions scolaires. Il n'a pas besoin de nous pour faire ça. [...] Pour faire peur, M. Legault le fait pas mal tout seul.»
Le cas Duchesneau
Mercredi, le Directeur général des élections (DGE) a statué qu'il n'y avait «pas matière» à enquêter sur les allégations concernant Jacques Duchesneau et le financement de sa campagne à la mairie de Montréal en 1998. «On considère avoir fermé le dossier» avec des vérifications précédentes sur des allégations de prête-noms dont a été blanchi M. Duchesneau, explique Cynthia Gagnon, du bureau du DGE. Et le délai de prescription d'un délit du genre est de cinq ans, ajoute-t-elle.
Le chef caquiste, qui prône la tolérance zéro en matière de probité, doit néanmoins expliquer comment il entend se gouverner dans le cas de M. Duchesneau, affirme M. Charest.
«Nous reconnaissons d'emblée qu'il s'agit d'allégations, dit le chef libéral. Depuis des années que nous vivons avec cette charge contre nous, que pour nos adversaires des allégations sont des faits avérés, a évoqué M. Charest. Ils sont allés très loin. [...] On demande à M. Legault ce qu'il a l'intention de faire suite aux allégations concernant M. Duchesneau.»
Comme pour tous les sondages, le chef libéral a appelé à se méfier du Forum Research qui donne 35% au PLQ, 29% au Parti québécois, 24% à la Coalition avenir Québec.
Mercredi, le chef libéral s'est aussi défendu d'avoir fui la métropole pour éviter la manifestation contre la hausse des droits de scolarité. Il tenait, dit-il, à faire son annonce de 151 millions$ pour des infrastructures touristiques à Saint-Jean.