POP, Sucker, Charli XCX

Chali XCX: de la pop et une attitude ***1/2

Une des plus belles surprises de l'année que cet album de la jeune Charlotte Emma Aitchison, alias Charli XCX.
La Britannique de 22 ans a beau être entourée d'une brochette de producteurs et de «faiseurs de hits», elle a participé à l'écriture de la totalité des 13 titres de son second album. La facture est plutôt pop, mais ça n'empêche pas qu'on sent quand même l'attitude délicieusement «baveuse» de la jeune femme à la voix d'ado en colère sur la plupart des pièces.
La présence de guitares bien léchées sur quelques titres, notamment London Queen, Breaking Up et Gold Coins, vient apporter une dimension un peu rock sur cet album au son qui demeure tout de même très dansant. Les paroles sont intéressantes, l'instrumentation n'est pas qu'électronique et Charli peut passer d'un style à la Avril Lavigne à la compagnie des Ariana Grande et Taylor Swift de ce monde sans aucun problème.
Ceux qui ont aimé le premier simple Boom Clap, et ils sont nombreux, doivent également savoir que cette pièce n'est même pas la meilleure des 13. La seule déception, c'est que la compagnie de disques ait inclus la reprise de Money (That's What I Want) de Barrett Strong seulement sur l'édition deluxe disponible uniquement chez Target puisque la chanteuse est véritablement impressionnante, amenant sa voix dans un autre registre, sur cet excellent classique repris par les Beatles, les Doors, les Sonic et les Flying Lizards.
À écouter en boucle :
London Queen, où Mademoiselle XCX s'amuse à jouer à la punkette, «Oi! Oi! Oi!» inclus, sur un air très accrocheur.
À éviter :
Need Ur Luv, car on se passerait des effets qui donnent une voix de Minnie Mouse à notre Charlotte.