Zac Efron joue comme un pied dans Célibataires... ou presque, mais Imogen Poots insuffle un peu de vie dans ce film sans personnalité.

Célibataires... ou presque: la peur de l'engagement *

Célibataires... ou presque (That Akward Moment) a obtenu les meilleures recettes au box-office québécois à sa première fin de semaine, mais ça ne durera pas. Destiné à un public de jeunes adultes qui ont encore moins de maturité et de vie que les trois personnages principaux, le premier film de Tom Gormican est un ramassis de clichés, avec des dialogues insipides et vulgaires livrés par des acteurs sur le radar en plus de se dérouler à un rythme fastidieux.
Célibataires... ou presque a le parfum suranné d'une reprise de Sexe à New York à la sauce garçonne. En beaucoup moins drôle, spontané, frais et pétillant. Jason (Zac Efron) n'est pas chroniqueur comme Carrie Bradshaw, mais illustrateur dans la Grosse Pomme. Tant mieux, parce que son vocabulaire et son caractère ne dépassent pas ceux d'un ado prépubère, tout comme ses amis. Les (mauvais) gags de toilettes sont légion...
Mais la plupart du temps, Jason, Daniel (Miles Teller) et Mikey (Michael B. Jordan) sont dans les bars à prendre un verre en essayant de draguer une fille qui acceptera une aventure à court terme. Les deux premiers fuient l'engagement comme la peste alors que le troisième vient de se faire plaquer par sa femme. Ils concluent un pacte pour rester célibataires.
C'est évidemment à ce moment qu'ils tombent tous en amour. Ce qui permet une multitude de scènes vides de sens où le trio discute en buvant du café et en multipliant les mensonges cousus de fil blanc sur leurs prétendues aventures. En passant, on a encore droit au puritanisme hypocrite à l'américaine : les scènes de lit où les personnages font l'amour habillés ou en sous-vêtements, pu capable! On ne veut pas le montrer, alors on va le dire : pipi, caca, poil... Ridicule.
Les séries télévisées n'en sont même plus là! Et l'esthétique du film est à l'avenant. Tom Gormican livre un long-métrage sans aucune originalité ni personnalité, sans savoir non plus comment diriger ses acteurs, incapables d'être drôles ou touchants. Zac Efron (Parkland) a une belle gueule, mais joue comme un pied. Seule sa contrepartie féminine, Imogen Poots (Le dernier quartet) insuffle un peu de vie dans ce film pathétique.
Bref, un produit usuel de la machine à saucisses hollywoodienne.
Au générique
Cote : *
Titre : Célibataires.... ou presque
Genre : comédie romantique
Réalisateur : Tom Gormican
Acteurs : Zac Efron, Miles Teller, Michael B. Jordan
Salles : Beauport, Des Chutes (Saint-Nicolas), Lido (Lévis), Sainte-Foy
Classement : 13 ans et plus
Durée : 1h35
On aime : -
On n'aime pas : à peu près tout