Une scène du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant...?

Carrefour de théâtre: le parcours atteint son objectif

Même si le 15e Carrefour international de théâtre s'est terminé avec des ventes de billets en dessous des attentes, le parcours déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant s'est révélé un vrai succès, estime Dominique Violette, directrice générale du festival. Selon les estimations de la firme Watson Recherche Marketing, plus de 110 000 spectateurs ont pris part à l'une ou l'autre des neuf représentations de cette année.
En comparaison, le total de l'achalandage pour les cinq premières années du parcours s'élève à 130 000 spectateurs. «On était un peu ambitieux, on avait fixé l'objectif à 100 000 visiteurs. Finalement, on l'a dépassé», se réjouit Dominique Violette. L'assistance a monté en crescendo tout au long des représentations, pour culminer à 30 000 lors du dernier samedi. 
Le printemps 2014 a été un véritable test logistique pour l'organisation du Carrefour de théâtre avec la prolongation d'Où tu vas... sur trois fins de semaine au lieu d'une seule. «Ç'a été du sport, mais ça s'est bien passé», soutient Dominique Violette. 
L'aide de 815 000 $ accordée par la Ville de Québec cette année était aussi l'occasion pour le festival de prouver le pouvoir d'attraction touristique de l'évènement, ce qui est chose faite, estime Dominique Violette. 
Selon le rapport de la firme Watson, 38 % des spectateurs provenaient de l'extérieur de Québec (les données sur la provenance particulière ne sont pas encore disponibles). Qui plus est, 22 % de l'achalandage total sont des gens qui ont passé au moins une nuit dans la capitale.
Le Carrefour aimerait évidemment que la formule sur neuf soirs revienne l'an prochain. «Après cinq ans, on était rendus là», constate Dominique Violette. L'organisation devra se rasseoir avec la Ville, mais le souhait est de «sécuriser l'évènement pour plusieurs années».    
En attente du Diamant
Concernant les spectacles en salle, Dominique Violette avait déjà fait état de résultats en baisse par rapport à l'an dernier, surtout à cause de l'annulation de l'unique représentation de La fureur de ce que je pense, une pièce basée sur les mots de Nelly Arcan. 
«Ça devait être un évènement, une locomotive. Ça nous a coupé l'herbe sous le pied», regrette-t-elle. La venue du spectacle avait été annulée parce que la compagnie produisant la pièce n'avait pas trouvé l'argent nécessaire pour cette nouvelle tournée.
Le site d'Expocité, où ont été présentés Kiss & Cry et Acrobates, a été l'autre épine dans le pied du Carrefour. Les ventes n'ont pas été au rendez-vous pour ces spectacles de plus gros format présentés dans une salle créée de toutes pièces au Pavillon du Commerce. 
La semaine dernière, Le Soleil publiait un texte sur les mauvaises performances d'Expocité, qui a empoché 3,3 millions $ de moins que prévu en 2013. L'accès difficile au site en raison du chantier de l'amphithéâtre était au banc des accusés, notamment. «On ne savait pas ça au moment où on a fait ce choix», constate maintenant Dominique Violette.
«Ça pose la question des lieux de diffusion à Québec», poursuit-elle. Le projet du Diamant, tel que planifié, permettrait de présenter des spectacles internationaux qui ne peuvent être accommodés par les salles existantes de Québec, remarque la directrice générale.