Carlos Leitao (à droite), candidat-vedette du Parti libéral et économiste réputé, a justifié les bons mots qu'il avait eus pour le dernier budget péquiste.

Carlos Leitao avait salué le budget Marceau sans avoir «toute l'information»

Le candidat-vedette du Parti libéral et économiste réputé Carlos Leitao a justifié ses bons mots envers le budget du ministre péquiste Nicolas Marceau le 20 février par le fait qu'il a commenté à chaud, sans avoir en mains toutes les informations.
«On a commenté ce qu'on a vu, avec les chiffres qui nous avaient été donnés», a dit M. Leitao, qui s'était prononcé sur le budget à titre d'économiste en chef de la Banque Laurentienne. «Par la suite, on a constaté évidemment que le Vérificateur général a souligné que des choses n'étaient pas là. Qu'il y a des choses qui manquent. Alors, le portrait est différent quand on a accès à toute l'information», s'est défendu la recrue libérale au Soleil en marge de l'annonce de la stratégie maritime à Lévis vendredi matin.
Jeudi soir à Verdun, Pauline Marois a pris plaisir à souligner cette volte-face. Elle a lu un extrait des commentaires du bureau de M. Leitao selon lesquels le budget Marceau présentait «les bons coups à réaliser pour faire du Québec un endroit plus prospère» et que «cette preuve de gestion rigoureuse rend nécessairement plus crédible le maintien souhaité de la croissance des dépenses au cours des trois prochaines années».
Le ministre des Finances Nicolas Marceau a aussi rappelé jeudi que le candidat de Philippe Couillard avait salué un «appui ciblé pour l'investissement privé et la création d'emplois» et la décision «d'obtenir 50 % des bénéfices liés au développement pétrolier».
Vendredi, M. Leitao a nuancé. «On avait souligné à ce moment que c'était serré, qu'il n'y avait aucune marge de manoeuvre. Et même dans leur plan, il manque encore 530 millions $ en 2015 et en 2016. Il manque beaucoup de choses», a-t-il dit en commentant aussi sur le ton de l'ironie. «Je comprends bien qu'il apprécie nos commentaires et je suis très content», a laissé tomber M. Leitao.