Carey Price, le vrai leader du Canadien!

Plus tôt cette semaine, Carey Price a disputé son meilleur match à vie dans la victoire de 5-4 du Canadien de Montréal contre les Sénateurs d'Ottawa. Quelle performance! Il a été extraordinaire malgré les quatre buts qu'il a accordés.
Ce n'est pas compliqué, le Canadien ira aussi loin que les performances de Price. C'est le joueur clé, l'âme et le leader de l'équipe dirigée par Michel Therrien. Il connaît indéniablement sa meilleure saison dans la Ligue nationale et il veut être le gardien de but numéro un de l'équipe canadienne aux Jeux olympiques de Sotchi.
Carey Price est un jeune gardien de but avec plusieurs années d'expérience derrière la cravate. Il est calme et son langage corporel dégage l'assurance et la sérénité. La communicaton est excellente avec le nouvel entraîneur des gardiens de but Stéphane Waite.
Le Canadien a vraiment besoin d'un Carey Price au sommet de son art. Malgré les cinq buts marqués à Ottawa, l'offensive en arrache. Elle repose surtout sur les épaules de Tomas Plekanec et du trio de David Desharnais.
Il y a trop d'ailiers improductifs chez le Canadien. La blessure du jeune Alex Galchenyuk n'aide pas. À l'exception de Max Pacioretty, les ailiers s'inscrivent rarement au pointage. Daniel Brière et Rene Bourque constituent deux grosses déceptions. Brière n'est plus l'ombre du joueur qu'il était. Bourque est invisible. On reprochait à Alex Kovalev de disputer un bon match sur quatre. Bourque, lui, se contente d'un bon match sur six. C'est pourtant un joueur dans la fleur de l'âge. Il n'est jamais là lorsque l'équipe a besoin de lui.
La défensive du Tricolore est tantôt bonne, tantôt mauvaise. Après P.K. Subban et Andrei Markov, on ne trouve que des défenseurs numéros quatre et cinq. L'équipe devra trouver du sang neuf si elle veut se rendre loin dans les séries éliminatoires.
Les Sénateurs de retour
Les Sénateurs d'Ottawa sont de retour dans la course aux séries éliminatoires. Ils batailleront avec plusieurs équipes pour les deux derniers laissez-passer disponibles.
Je me réjouis de la prolongation du contrat du directeur général Bryan Murray. Ce vieux routier du hockey accomplit de la bonne besogne. N'oubliez jamais qu'il ne dispose pas des mêmes budgets qu'à Montréal ou à Toronto. Il s'en tire bien malgré tout et prend de bonnes décisions.
Les Sénateurs sont de retour même si le gardien de but Craig Anderson ne répète pas ses exploits de l'an dernier. Il est plutôt ordinaire. C'est cependant réconfortant de voir aller le trio formé de Kyle Turris, de Bobby Ryan et de Clarke MacArthur. Je ne comprends toujours pas que l'équipe américaine ait levé le nez sur un joueur aussi talentueux que Ryan. Le trio de Turris et de Jason Spezza devront compter sur un meilleur appui de Milan Michalek et de quelques autres.
Avec Erik Karlsson en tête, les Sénateurs possèdent une défensive jeune, mais efficace dans les circonstances.
Brodeur, un phénomène!
Martin Brodeur aura bientôt 42 ans. Il continue d'exceller devant son filet. C'est un phénomène!
On ne peut pas parler de Brodeur sans faire un lien avec Patrick Roy. Ce dernier avait d'autres objectifs et il a pris sa retraite plus jeune pour se lancer dans le coaching.
Cette saison, Brodeur s'habitue à un nouveau rôle. C'est dur pour un vétéran de sa notoriété de perdre du temps de glace. On dit qu'il pourrait être bientôt échangé. Moi, je n'y crois pas. Je suis convaincu qu'il va rester avec les Devils. Je ne serais même pas surpris qu'il poursuive sa carrière la saison prochaine. Il va jouer tant et aussi longtemps qu'il ne grimpera pas au deuxième étage. Le grand patron Lou Lamoriello a sans doute des projets pour lui dans le rôle de directeur général.
En fin de carrière, Brodeur n'est pas dans la même position qu'un Raymond Bourque par exemple. Il a gagné la Coupe Stanley à trois reprises et il n'est pas vraiment intéressé à porter un autre uniforme que celui des Devils.
Martin Brodeur a battu plusieurs records de Patrick Roy. Il aura joué plus longtemps et parfois dans un contexte différent. De nouveaux règlements, comme les tirs de barrage, donnent plus de victoires aux gardiens de but d'aujourd'hui.
Les records établis par Wayne Gretzky et Martin Brodeur ne seront jamais battus. Jamais, jamais, jamais!
Bute-Pascal
Je ne suis pas capable de me décider et de prédire un vainqueur dans le combat de boxe qui opposera Lucian Bute à Jean Pascal. J'aime les deux. Ce sont deux boxeurs au style complètement différent, autant dans l'arène qu'à l'extérieur. Les deux ont leur charme.
Pascal, c'est un vrai tigre qui parle beaucoup. Un tigre sympathique. Bute, c'est la classe à la Jean Béliveau.
Je suis certain que nous assisterons à un beau spectacle. Plus j'en parle, plus j'ai de la misère à choisir un vainqueur. Je ne serais pas surpris non plus que ce soit le premier de deux ou trois combats entre les deux!
Propos recueillis par Maurice Dumas