Al Gore est à Cannes pour présenter le documentaire Une suite qui dérange: le temps de l'action.

Cannes express

Le retour d'Al Gore
Entre documentaire sur un monde en ébullition et portrait personnel, Al Gore est revenu à Cannes dans un nouveau film hors compétition, dix ans après un premier opus phénomène. En 2006, Une vérité qui dérange et son personnage principal avaient fortement contribué à éveiller les consciences sur la rapidité du réchauffement de la planète. En 2017, les impacts climatiques sont plus nets, mais les moyens d'agir plus importants : Une suite qui dérange: le temps de l'action mesure le chemin parcouru, et veut positiver. Même si «ça n'avance pas assez vite», note l'ancien vice-président américain. L'ex-ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal, a monté les marches avec Al Gore et l'équipe du film.
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Haneke divise
Michael Haneke et Isabelle Huppert sur le tapis rouge à Cannes, lundi
Michael Haneke avec son dernier opus Happy End, comme un condensé de son oeuvre avec bourgeoisie déshumanisée, famille qui implose et vieillesse naufragée, n'a pas fait l'unanimité. Les médias oscillant entre des «Haneke à son meilleur» et des «Haneke en mode mineur». Avec «Happy End», le réalisateur autrichien brigue une troisième Palme d'or après Le ruban blanc (2009) et Amour (2012).
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Trintignant épatant
Jean-Louis Trintignant
L'acteur français de 86 ans Jean-Louis Trintignant est dans Happy End, le nouveau film de Michael Haneke qui l'a déjà dirigé dans Amour. Il est magistral dans le rôle du grand-père suicidaire d'une famille de la grande bourgeoisie du nord de la France. Trintignant, déjà lauréat d'un Prix d'interprétation masculine lors de l'édition 1969 pour Z de Costa-Gavras, pourrait doubler la mise.