Aux États-Unis, des études ont montré une baisse d'incidents violents impliquant des policiers depuis qu'ils portent une caméra corporelle, comme celle-ci, de la police de Los Angeles.

Caméras corporelles pour les policiers: Labeaume sceptique

«Si les policiers sont pour filmer tout le monde qu'ils rencontrent, il y a quelque chose qui m'agace là-dedans.» Le maire Régis Labeaume est particulièrement prudent devant la possibilité de doter les agents de police de Québec de caméras corporelles comme Montréal le fera pour un projet-pilote.
«Il y a beaucoup de scepticisme. Là-dedans, il y a des questions légales importantes. C'est pas évident, honnêtement», a poursuivi M. Labeaume en mêlée de presse lundi.
La semaine dernière, le maire de Montréal, Denis Coderre, a donné son feu vert à un projet-pilote. Quelque 50 agents porteront des caméras à partir du printemps et pendant huit mois, faisant ainsi de la métropole la première ville québécoise à doter ses policiers d'une caméra. Cette pratique est répandue aux États-Unis où des études ont montré une baisse d'incidents violents impliquant des policiers.
Vendredi, la direction du Service de police de la Ville de Québec a confirmé suivre avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe à Montréal. Les conclusions du projet-pilote montréalais serviront à savoir si Québec pourrait aller de l'avant avec un tel équipement.
«Denis est un laboratoire», a illustré M. Labeaume lundi à propos de M. Coderre. «On va le regarder aller parce que je trouve ça à tout le moins délicat», a-t-il de nouveau nuancé. «Peut-être qu'ils auront raison et on verra. Mais pour l'instant, on est en mode observation.»