ROCK, Tell Me I'm Pretty, Cage the Elephant

Cage the Elephant: vers la reconnaissance ***1/2

Quiconque a vu une performance de Cage the Elephant s'en rappelle: le groupe est synchro et le chanteur, Matt Schultz, est absolument survolté, faisant tout pour avoir le public au creux de sa main. Seul hic, le groupe avait, jusqu'à maintenant, du mal à transférer son magnétisme en studio. Le vent tend à tourner avec Tell Me I'm Pretty, qui est plus cohérent que son prédécesseur.
Faisant équipe avec Dan Auerbach, des Black Keys, à titre de réalisateur, le band opte pour des sonorités rétro et enfile les titres avec plus de fluidité que par le passé.
On peut être dérangé par la touche d'Auerbach, très reconnaissable, mais Cage the Elephant s'efforce de ne pas perdre son identité dans le processus.
Le groupe mélange adroitement les titres plus accrocheurs, comme Trouble, avec des pièces mordantes, qui carburent à une énergie presque punk, tout en flirtant avec des envolées aériennes, des ballades senties et même des accents country.
Il y a quelques baisses de régime ici et là, mais du reste, l'album vaut le détour.