À ses débuts, la joyeuse escouade bigarrée présentait son spectacle tous les samedis au Dagobert.

Boogie Wonder Band: Québec avant le Sugar Bowl

Le Boogie Wonder Band ramènera ses paillettes, ses plumes, ses perruques colorées et sa musique disco à l'Impérial durant la période des Fêtes, un rendez-vous annuel qui est aussi un dernier séjour au Québec en 2013 pour le groupe qui mettra ensuite le cap sur le sud des États-Unis.
Après une prestation remarquée au Mardi gras cette année, le groupe s'est non seulement fait offrir de revenir en 2014, mais il a aussi été invité au Convention Center de La Nouvelle-Orléans le 1er janvier en marge du prestigieux Sugar Bowl, un match de football universitaire qui a lieu chaque année devant plus de 75 000 spectateurs.
«C'était la première fois qu'on jouait au Mardi gras et c'est vraiment ce qui nous a permis de décrocher ce nouveau contrat. Ça a vraiment été un coup de foudre. Il y avait une véritable marée humaine, le party a pogné, c'était complètement fou!», raconte Boogie Cindy, bassiste et fondatrice de la troupe composée de musiciens canadiens et américains établis à Montréal.
Toujours populaire
Il s'est écoulé 17 ans depuis l'époque où la joyeuse escouade bigarrée présentait son spectacle tous les samedis au Dagobert de Québec et tous les dimanches au Liquor Store de Montréal.
La popularité du Boogie Wonder Band s'est bâtie rapidement et ne semble pas vouloir s'essouffler, puisque le groupe présente toujours une centaine de spectacles par année au Québec et ailleurs dans le monde, dont une quarantaine d'événements privés. «Nous allons donner 10 spectacles à Québec du 30 novembre au 21 décembre et, déjà, il n'y en a que trois qui n'affichent pas encore complet», fait remarquer Boogie Cindy.
«Mon idée au départ était de recréer un groupe comme ceux de George Clinton, des musiciens colorés qui bougent, pour que ce soit comme si on entrait au Studio 54 de New York en 1976. À l'époque, on n'avait pas vraiment de but à long terme autre que le trip de jouer de la musique, mais, 17 ans plus tard, on est encore là. On a réussi à créer quelque chose qui rend les gens heureux», poursuit la native des États-Unis qui a grandi dans la métropole.
Pas de séquenceur
Le groupe se targue de présenter un spectacle de haute qualité sans aucun séquenceur. «Contrairement à d'autres groupes de notre créneau, avec nous, tout est live. De plus, on mise beaucoup sur les costumes, les chorégraphies, les décors et l'éclairage, de sorte que même quelqu'un qui n'aime pas le disco peut apprécier notre spectacle», poursuit Boogie Cindy.
Outre les incontournables de Gloria Gaynor, ABBA, KC and the Sunshine Band et Donna Summers, le Boogie Wonder Band se permet même de sortir un peu de la période disco, interprétant aussi des pièces de Funkadelic, Jamiroquai et même Jungle Love du groupe The Time, qu'on pouvait entendre dans le film Purple Rain.
Une chose est certaine, Boogie Cindy n'a pas l'intention d'accrocher son short rose moulant de sitôt, pas plus que ses acolytes, dont plusieurs ont atteint ou sont maintenant à l'aube de la quarantaine. «Tant que le public répondra aussi bien, tant que la demande sera là et qu'on aura autant de fun, on va continuer!», assure-t-elle.