INDIE POP, Hymns, Bloc Party

Bloc Party: difficile virage ** 1/2

Les dernières années n'ont pas été faciles pour Bloc Party. Coup sur coup, le groupe a perdu son batteur et son bassiste, bref la moitié de ses membres fondateurs.
Ces changements s'entendent sur Hymns, et ce n'est pas toujours pour le mieux.
Les guitares traditionnellement inventives de Russell Lissack sont passablement discrètes, le chant de Kele Okereke est résolument à l'avant-plan, tandis que la batterie, assurée pas Lissack - la nouvelle recrue, Louise Bartle, n'était pas encore arrivée pour l'enregistrement - manque parfois de tonus ou de présence.
Le quatuor, plutôt que paraître énergisé par l'arrivée de sang neuf, semble parfois à bout de souffle.
Certes, on a voulu revoir la signature sonore, avec des claviers plus à l'avant-plan, de même que des titres plus pop ou méditatifs, or il semble y avoir une panne d'idées.
Heureusement, quelques pistes comme la pertinente Only He Can Heal Me, avec ses choeurs hypnotiques ou The Good News, avec sa guitare slide et ses inflexions blues viennent changer le ton et sauver l'aventure du naufrage.
Un album de transition ou le fil d'arrivée? L'avenir le dira...