Au menu, bossa nova, jazz et accents brésiliens, c'est le retour de Bet.e & Stef mardi soir au Gambrinus de Trois-Rivières.

Bet.e and Stef: matures et remixés

Bet.e and Stef sont de retour en duo, 10 ans après leur séparation alors qu'ils étaient en pleine ascension. «On a évolué chacun de notre côté, mais ce qui est fascinant est que même sans se consulter, on a continué d'aller dans la même direction», se réjouit Élizabeth Provencher, alias Bet.e.
La chanteuse et son complice le guitariste Stéphane Carreau ont renoué avec le projet d'un album de relectures électros de leurs chansons aux inspirations bossa-nova, qui a donné Remix Deluxe, lancé en juin. «On a senti que c'était le moment de recréer ensemble. Je ne crois pas qu'on poursuivra dans l'électro pour le prochain album», glisse Bet.e. «On est à l'étape de préproduction, on n'est pas du tout rendu à l'enregistrement.»
L'influence de leurs explorations musicales en solo se fait apparemment déjà sentir dans les séances de création. «Une guitare bossa sur un rythme plus funk, ou du funk mélangé avec de la samba, ça va vraiment bien ensemble. On va vers de la pop world», illustre celle qui adore mélanger mélancolie et espoir dans ses textes. Quelques pièces devraient être en français.
Le tout sera produit de manière indépendante dans leur studio du Mile End, à Montréal, mais Universal se chargera probablement de la distribution, comme pour leurs albums précédents, indique Bet.e. «On demeure propriétaires des bandes maîtresses et des éditions de tous nos albums, depuis le début.»
Jay Atwill sur scène
Le multi-instrumentiste australien Jay Atwill, qui collaborait déjà avec Carreau, accompagne le duo sur scène et aura une place dans l'album à venir.
En 2003, alors que Universal leur offrait un contrat d'un demi-million, ils avaient choisi de partir chacun de leur côté sans regarder derrière. «Les gens ne comprenaient pas, mais on avait besoin de prendre du recul et de se renouveler. Avoir dit oui aurait impliqué de faire complètement le contraire et de produire cinq albums de plus», explique Bet.e.
Les deux artistes ont alors enchaîné les collaborations, puis fait paraître leurs albums solos presque au même moment. «Et sans se consulter, on avait des pochettes pratiquement identiques. Comme quoi on était toujours liés, même sans le vouloir», commente la chanteuse.
Alors qu'ils remplissaient le théâtre Capitole il y a une décennie, Bet.e and Stef s'arrêtent maintenant au Cercle, où ils seront en supplémentaire demain.
«En revenant ensemble, on s'est tout de suite fait offrir de grosses salles, mais on voulait être près du public, assure Bet.e. Quand ça grossit, on ne peut pas vraiment revenir dans des petites salles. Donc, soit on le faisait maintenant, soit pas du tout.»
Conscients que l'industrie du disque a bien changé depuis 2003, année où leur album Day by Day s'était vendu à 200 000 exemplaires, Bet.e and Stef veut s'inspirer de Misteur Valaire et miser sur de nouvelles manières d'amasser des fonds et de rallier les fans, par exemple en leur offrant bientôt de s'abonner à leur site Web pour obtenir du contenu exclusif.
Remix Deluxe est sorti en Europe, en Australie et en Afrique du Sud il y a quelques semaines, et Bet.e indique en toute candeur qu'elle aimerait bien jouer au Festival d'été. «On s'est rendus disponibles!» indique-t-elle.
Vous voulez y aller?
Qui : Bet.e and Stef
Quand : vendredi à 20h
Où : Le Cercle, 228,rue Saint-Joseph
Billets : 27,50 $ sur Le point de vente