Bernard «Rambo» Gauthier

Bernard «Rambo» Gauthier arrêté pour non-respect d'engagement

L'agent d'affaires de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord, Bernard «Rambo» Gauthier, continue de faire couler de l'encre. Le leader syndical, qui a été arrêté, puis libéré mercredi, est accusé d'avoir brisé ses engagements le jour même où il les a contractés en insultant le travailleur de la construction, Harold Richard.
Les faits reprochés se seraient produits à la sortie de la salle de cour du palais de justice de Sept-Îles le 20 mars, peu de temps après que le tribunal eut tranché que M. Gauthier devait se tenir loin du plaignant. La poursuite accuse le représentant d'avoir omis de se conformer aux conditions de «ne pas harasser, molester, harceler, importuner et épier Harold Richard» et de ne pas «communiquer directement ou indirectement» avec lui.
Or, les incidents seraient survenus avant que Bernard Gauthier souscrive à l'engagement de l'article 810 du Code criminel, soit d'observer une bonne conduite, ce qui promet «un débat intéressant», a fait savoir son avocat, Michel Savard. «J'ai même été surpris qu'on porte les accusations alors que mon client n'avait pas signé les documents», a-t-il ajouté. 
Joint au téléphone, «Rambo» Gauthier n'a pas voulu commenter. «D'après moi, on cherche à me mettre hors d'état de nuire! Maudite marde!!!» a-t-il publié ce matin sur sa page Facebook personnelle. Reconnu pour son franc-parler, le leader syndical devra d'ailleurs jouer de prudence sur Internet puisque ses engagements lui interdisent de «faire référence directement ou indirectement» à Harold Richard sur les médias sociaux. 
La FTQ-Construction ne formulera pas non plus de commentaires sur l'histoire. Sur son compte Twitter, la centrale syndicale a dit laisser «le processus judiciaire faire son travail» en confirmant que M. Gauthier demeure en fonction à titre de représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde. 
Non coupable
L'agent d'affaires, qui a comparu mercredi à Port-Cartier, a plaidé non coupable aux nouvelles accusations. Bernard Gauthier, qui a pu être libéré monnayant une somme de 2000 $, doit revenir devant les tribunaux pour cette affaire le 14 avril.
Il y a une semaine, la juge Nathalie Aubry a ordonné à Bernard Gauthier et deux membres du local 791 de ne pas entrer en contact de quelque façon que ce soit avec le travailleur de la CSN-Construction, Harold Richard, en raison d'une histoire d'intimidation survenue pendant la grève de la construction en juin 2013. La défense confirme qu'elle demande une révision de la décision en Cour supérieure.