Baptême de l'air pour 10 jeunes grâce à une duchesse

Peu habitués aux activités récompense, 10 élèves de l'école Saint-François ont pu s'offrir un baptême de l'air dimanche, grâce à la duchesse de Charlesbourg, Claudine Julien, et à l'entreprise Chrono Aviation.
C'est sous un ciel dégagé que les jeunes de 6 à 16 ans ont survolé pendant 30 minutes la grande région de Québec. Sur les 160 élèves que compte l'école, ceux-ci ont été sélectionnés parce qu'ils se sont engagés dans le Parlement scolaire en début d'année.
«Je souhaitais leur offrir tout simplement une belle journée, un souvenir qui peut se greffer à eux, à leur vie. Peut-être également soulever des passions!» a commenté Mme Julien. 
Mère de trois enfants qui fonctionnent très bien à l'école, la duchesse de Charlesbourg a choisi d'appuyer le Centre psycho-pédagogique de Québec lors de la campagne de financement du Carnaval de Québec. Pour chaque bougie à 10 $ qu'elle a vendue, 1 $ allait à cette fondation, qui appuie la mission de l'école Saint-François. 
«Je souhaitais amasser des fonds pour des élèves en difficulté d'adaptation sur le plan scolaire, personnel et social. Je crois qu'en tant que société, c'est aussi notre devoir d'aider la future génération», souligne Mme Julien. 
Expérience concrète
Mais en plus d'amasser des fonds, la duchesse de Charlesbourg a eu l'idée de leur faire vivre une expérience concrète. Un concours de circonstances a amené Dany Gagnon, de Chrono Aviation, à offrir gracieusement ce vol à ses jeunes protégés. 
L'école Saint-François accueille des enfants et des adolescents aux prises avec des troubles graves du comportement, qui sont référés par leur commission scolaire quand celle-ci n'arrive plus à leur offrir des services adéquats. «On scolarise les jeunes le temps que leur vie se stabilise ou que les besoins prennent moins d'ampleur», explique Brigitte Trudel, directrice générale de l'école Saint-François. 
Tous les enseignants de l'école sont formés en adaptation scolaire, les classes sont plus petites et le suivi y est plus personnalisé. Mme Trudel est heureuse que certains élèves aient pu vivre cette sortie spéciale parce que dans la plupart des écoles d'où ils arrivent, leurs problèmes de comportement les empêchaient souvent d'avoir accès à des activités récompense.