L'ex-joueur de l'Avalanche du Colorado Milan Hejduk est à Québec pour une deuxième année consécutive. Ses jumeaux, Marek et David, s'alignent depuis deux saisons avec les Thunderbirds du Colorado et participent au Tournoi pee-wee dans la classe AAA.

Avalanche: une saison «pénible» à regarder pour Hejduk

Champion de la Coupe Stanley en 2001 avec l'Avalanche du Colorado aux côtés des Patrick Roy, Raymond Bourque et Joe Sakic, Milan Hejduk admet que la présente saison, de loin la pire de l'histoire de la franchise, «est pénible» à regarder.
Le sympathique Tchèque est à Québec pour une deuxième année consécutive. Ses jumeaux, Marek et David, s'alignent depuis deux saisons avec les Thunderbirds du Colorado et participent au Tournoi pee-wee dans la classe AAA.
Établi avec sa famille dans la région de Denver, le choix de quatrième ronde des Nordiques de Québec en 1994 (87e au total) demeure un observateur aguerri de l'Avalanche. «J'ai encore plusieurs amis dans l'organisation. [...] C'est vraiment une saison difficile pour eux», a-t-il dit alors qu'il se trouvait dans les corridors de l'Arpidrome de Charlesbourg, mardi.  
Avec une fiche de 15-36-2 (32 points) avant le match de mardi soir contre les Devils, le Colorado se dirige vers sa pire saison en 22 ans d'existence. «Les deux prochains mois seront pénibles. Évidemment, tu joues pour la fierté, mais c'est difficile de se motiver», a ajouté Hejduk, empathique. 
Lui-même a connu des saisons négatives, dont sa dernière en 2013. Mais jamais Denver n'avait connu une telle saison de misère. 
Les partisans sont à fleur de peau et les médias veulent voir des têtes rouler dans l'état-major. Le chroniqueur sport du Denver Post, Mark Kiszla, écrivait le 22 décembre que Joe Sakic, aussi bon a-t-il été sur la glace et pour la franchise, devait quitter ses fonctions de directeur général. Sans appel, Kiszla parlait d'une équipe «mal construite et incapable de gagner».
Hejduk ne va pas jusque-là. «Ce n'est pas une mauvaise équipe. Mais une fois que tu commences à perdre régulièrement, les gens perdent confiance. [...] Je ne compte plus les matchs qu'ils ont perdus alors qu'ils étaient à égalité ou en avance en troisième période. Un moment donné, ça commence à peser sur les joueurs», a-t-il analysé.
Comme à peu près tous les fans de l'Avalanche, le meilleur buteur de la LNH en 2002-2003 (50 buts) a été surpris par la démission de Patrick Roy comme entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey avant la présente saison. 
«Le timing [mi-août] était vraiment étrange. À quelques semaines seulement du camp d'entraînement», a-t-il commenté. Mais, prudent, Hejduk ne s'est pas avancé davantage sur les impacts de cette décision sur les déboires actuels de l'équipe. 
Vue de l'extérieur, la séparation a été harmonieuse, croit Hejduk. «Je sais qu'ils [Roy et Sakic] avaient toujours de bonnes discussions, franches», a affirmé celui qui a côtoyé les deux joueurs.
Les Thunderbirds éliminés
Quant aux jumeaux Hejduk, ils n'auront pas goûté à la victoire en deux participations au Tournoi pee-wee de Québec. Les Thunderbirds se sont inclinés 4-2 contre les Kings de South Shore, mardi. Ils avaient été éliminés à la même étape du tournoi l'an dernier.
Marek, un attaquant, et David, un défenseur, étaient des habitués du vestiaire de l'Avalanche lorsque leur père jouait toujours. «Ils aimaient ça et ils aiment toujours beaucoup le hockey. On verra comment ils se développent et s'ils veulent continuer», a raconté le paternel.
À 41 ans, l'auteur de 805 points en 1020 matchs dans la LNH ne veut pas leur mettre de pression. Lui non plus ne s'en met pas trop. «Je profite du moment avec mes fils et je passe du bon temps à entraîner l'équipe [comme adjoint]», a-t-il dit. «Pour le reste, on verra ce que l'avenir me réserve.»