Le match de vendredi entre le Select du Japon et le Titan d'Acadie-Bathurst s'est terminé 7-6 en faveur de l'équipe japonaise. Une rencontre chaudement disputée comme les aime le directeur général du Tournoi pee-wee, Patrick Dom.

Assigner chaque équipe dans la bonne catégorie, un défi

Conscients des sacrifices et des efforts nécessaires pour se rendre jusqu'au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, les organisateurs ont la lourde tâche d'assigner chaque équipe à la bonne catégorie, question d'éviter les raclées et d'ainsi voir un rêve de jeune hockeyeur tourner à l'humiliation. «Une affaire de fou», selon le directeur général Patrick Dom.
Les Braves d'Ahuntsic n'y pouvaient pas grand-chose, vendredi. Ils ont regardé - sans jamais abandonner toutefois - les Pionniers Nord-Ouest (Nouveau-Brunswick) tourbillonner dans leur zone pendant toute la durée de leur match au Centre Vidéotron. Le duel à sens unique de la catégorie Inter-C (la plus faible) s'est terminé 6-1. Mais, de l'aveu même de l'entraîneur-chef des Braves, qui montrent pourtant un dossier de 24 victoires et 3 défaites cette année dans le pee-wee BB, ça aurait pu être bien pire.
«À 120 équipes provenant de 17 pays, il y en aura tout le temps. [...] Est-ce qu'on fait toujours le bon choix? La réponse, c'est non. Je ne suis pas gêné de l'admettre. Quand je vais être mort, ça va continuer, c'est certain!» de lancer Patrick Dom en entrevue au Soleil.  
Lui et Éric Chiasson, coordonnateur du tournoi, sont les deux cerveaux derrière la délicate opération des assignations. Pour se faire une tête, ils analysent les bandes vidéo qui leur sont fournies par les formations inscrites, ainsi que leurs résultats dans d'autres tournois. «On regarde ça chacun de notre côté et ensuite on se rencontre. Là, on se dit : "OK, toi, tu les classerais là?''» 
Avec le temps, Dom affirme que les déséquilibres ne sont pas chose courante. Et il aime ce qu'il voit depuis le début du présent tournoi. «L'expérience, tu ne l'achètes pas, tu l'acquières», dit-il. Reste que la pression est toujours là, «absolument», surtout que les erreurs peuvent survenir à tout moment. 
Et le sentiment de culpabilité est bien présent quand cela se produit. «À la fin de la journée, je vais sur l'application mobile et je regarde les scores et j'espère de ne pas voir un 8 à 1 ou 9-0 [...] Je suis déjà descendu [dans les vestiaires] entre deux périodes en disant [aux entraîneurs] que ça ne donne rien.»
L'affaire russe
L'organisation n'est toutefois pas toujours prête à prendre tout le blâme pour un mauvais classement. Dom cite en exemple le récent cas de la Russie qui, en 2015, avait triomphé sans grande difficulté dans la catégorie Élites, inférieure au AAA. 
Dom n'avait pas apprécié que les Russes se soient présentés sous un moins bon jour sur les enregistrements, pour finalement avor les allures d'une formation d'exception une fois à Québec. «À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire», avait lancé le directeur du tournoi cette année-là. La Russie est barrée du tournoi depuis. 
D'autres exceptions permettent à l'organisation de tolérer certains de ces matchs parfois difficiles à vivre pour les âmes sensibles. «Par exemple l'Australie. L'Australie sait très bien qu'ils ne gagneront jamais le Tournoi pee-wee! Mais depuis qu'ils viennent, ils ont doublé le nombre de joueurs en Australie. Ça aide au recrutement. Ça fait aussi partie de la game
En vitesse...
Québec-Centre Cartier a facilement disposé du Storm du Nevada dans la catégorie Inter C. Menée par une performance de quatre points de Félix Giroux (2-2), la formation locale a vogué vers une victoire de 9-3... Les champions en titre de la catégorie AAA, le Detroit Belle Tire, a été battu à son premier match 4-1 par les Ducks Jr d'Anaheim...Les Falcons Jr de la Nouvelle-Angleterre (nom improbable quelques jours après le Super Bowl!) n'ont pu imiter Tom Brady et sa bande des Patriots. Après être revenus de l'arrière, ils n'ont pu s'imposer en période de prolongation et ont été défaits 2-1 par les Young Americans de Chicago... Finalistes dans la catégorie Élites l'an dernier, les Gaulois du collège Antoine-Girouard avaient une lourde commande en début de tournoi, et se sont inclinés 3-2 en tirs de barrage contre les Bears Jr de Hershey. Gracie Dwyer a tranché à la septième ronde de la séance de tirs.