Selon le sondage Segma-Le Soleil, 45% des jeunes sont très ou totalement optimistes par rapport à l'avenir.

Appui mitigé à la souveraineté

Depuis les débuts du mouvement souverainiste, dans les années 60, les Québécois de 18 à 25 ans ont toujours constitué le groupe d'âge le plus favorable à la souveraineté.                                
Du moins, jusqu'à récemment.
Aujourd'hui, 46 % des jeunes de 18 à 25 ans appuient l'indépendance du Québec, contre 41 % qui s'y opposent. C'est plus que dans le reste de la population québécoise. Mais on est loin des 63 % obtenus par le camp du Oui, chez les 18 à 25 ans, en 1995.
Pour expliquer ce recul, deux hypothèses s'affrontent. La première stipule que la ferveur souverainiste chez les jeunes suit la tendance à la baisse observée chez tous les autres groupes d'âge à travers le Québec.
Question complexe?
La seconde hypothèse apparaît plus tordue. Elle veut que la question «nationale» soit devenue d'une telle complexité que beaucoup de jeunes ne savent plus trop comment l'aborder. Après tout, même chez les aînés, qui se souvient encore des cinq conditions «non négociables» de l'Accord du lac Meech? Ou même de l'accord tripartite du 12 juin 1995?
Au passage, les pointilleux soutiendront que les réponses favorables auraient été plus nombreuses si notre question avait mentionné la «souveraineté», plutôt que l'«indépendance». Cela fait aussi partie de l'histoire ancienne, qu'il faudrait expliquer.
Bref, la réponse est peut-être, mais quelle était la question de départ?