Selon le recteur Denis Brière, le sous-ministre adjoint à l'Enseignement supérieur aurait confirmé que les compressions imposées à l'ensemble du réseau universitaire pour les années 2012-2013 ainsi que 2013-2014, soit 250 millions $ au total, étaient récurrentes.

Anneau de glace couvert : «Pas le projet de l'Université Laval», dit le recteur

Le recteur de l'Université Laval n'en démord pas. Même s'il est interpellé plus souvent qu'à son tour dans le dossier de l'anneau de glace couvert, Denis Brière refuse pour l'instant de se mouiller.
«Ce n'est pas le projet de l'Université Laval, l'anneau de glace», a tranché le recteur de l'Université Laval, interrogé par Le Soleil en marge de l'inauguration du Laboratoire audionumérique de recherche et de création (LARC), mercredi matin.
«L'anneau, c'est le projet de la Ville, et maintenant celui du gouvernement du Québec. Est-ce que ça va devenir un projet du gouvernement fédéral? Je vous laisse là-dessus...» a laissé tomber
M. Brière en allusion au projet de 100 millions $ au coeur d'une chicane municipale-provinciale-fédérale.
«Je n'ai pas de commentaires à faire. Je laisse aller le processus parce que les paliers de gouvernement sont en train de trouver un financement», a dit M. Brière, prudent.
Depuis plus de deux ans déjà, il est souvent question de l'Université Laval dans le dossier de l'anneau de glace couvert à Québec. Depuis qu'il a visité l'ovale olympique de Calgary, associé à une université albertaine, le maire de Québec, Régis Labeaume, insiste pour qu'un anneau serve à la recherche.
«Loin de la coupe aux lèvres»
Dans Le Soleil de mercredi, le directeur adjoint de l'anneau olympique de Calgary, Marcel Lacroix, estimait que la viabilité d'un anneau serait «extrêmement difficile» sans un partenariat avec l'Université Laval. À Calgary, la patinoire de haute performance sert à la médecine sportive, mais aussi aux départements de biomécanique et d'ingénierie.
Denis Brière n'a pas voulu commenter ces propos mercredi. De toute façon, dit-il, «on est loin de la coupe aux lèvres» dans ce projet. «Lorsque la coupe sera rendue aux lèvres, on verra de quelle façon on peut travailler un dossier comme celui-là. Mais dans le moment, ça ne sert à rien de dépenser de l'énergie», a-t-il conclu.